Une semaine s’est écoulée depuis le terrible accident de Sorèze au cours duquel l’autobus de la CNT immatriculé 4263 AG 07 a causé la mort de 10 passagers. Quarante-cinq autres passagers ont été blessés dans l’accident. De ce nombre, certains ont quitté l’hôpital ou les cliniques où ils avaient été admis pour des soins. D’autres, une dizaine environ, s’y trouvent encore pour d’autres soins, parce que leur condition présente quelques complications.
Quatre passagers s’expriment une semaine après. Il s’agit de Anne-Lise et Natalie Devasagaen, respectivement, fille et mère, Meghna Kumar, mère célibataire et Satianand Ramchurn, “job contractor”. Tous se trouvaient dans le véhicule et chacun a des souvenirs qui ne sont pas prêts de s’estomper.
Chacun porte encore en lui la très dure épreuve endurée ; les séquelles du traumatisme empêchent carrément la plupart d’entre eux de fermer l’oeil. Certains autres ont perdu le goût de vivre, l’appétit et, parmi eux, quelques-uns ne veulent plus jamais remettre les pieds dans un autobus !
Mais il n’y a pas que les passagers du fatidique bus qui accusent la CNT s’agissant de cet accident fatal ; les employés de la compagnie nationale ne sont pas moins critiques. Chauffeurs, receveurs et mécaniciens s’accordent à reconnaître que « plusieurs problèmes sont à la source de divers dysfonctionnements au sein des services. » Et préconisent des débuts de solutions pour que « de tels accidents ne se reproduisent plus ! »
Dans le même esprit, le secrétaire de l’Union des employés de l’industrie du transport, Alain Kistnen, lance un appel au gouvernement ainsi qu’au management de la CNT pour plus de dialogue et d’efficacité. Pour sa part, le psychologue clinicien Vijay Ramanjooloo explique l’importance pour les passagers et les proches et parents des défunts de « symboliser, via la parole, le traumatisme vécu. »