Des 19 ouvriers blessés lors de l’écroulement de l’échafaudage sur le chantier du Bramer House Building (et non Orange), sous la responsabilité de la compagnie de construction Ireko du groupe BAI, tun est considéré comme dans un état critique, avec les deux toujours admis à l’Intensive Care Unit de la clinique Apollo Bramwell mais hors de danger. C’est ce qu’a confirmé Le Mauricien, ce matin, de sources médicales autorisées, qui ajoutent qu’à hier après-midi, sept interventions chirurgicales délicates et complexes avaient été pratiquées. À ce matin, six des ouvriers blessés étaient toujours hospitalisés avec la possibilité d’autres interventions prévues. Au ministère du Travail et des Relations industrielles, l’enquête initiée depuis hier se poursuit avec l’audition de matin du Site Manager du Bramer House Building sur les mesures de sécurité prises avec l’installation de l’échafaudage. Un Prohition Order contre la compagnie Ireko a été émis à la mi-journée.
Les informations sur l’état de santé des blessés sont disséminées de manière parcimonieuse, et des proches de ces ouvriers se plaignent d’absence de détails confirmés sur leur état de santé. Les recoupements d’informations effectués par Le Mauricien indiquent qu’un cas est jugé comme étant extrêmement critiques après la chute de cet échafaudage d’une longueur de 100 mètres sur une hauteur de 50 mètres. Les autres cas avec de graves blessures seraient hirs de danger mais toujours sous surveillance médicale.
Ces trois ouvriers ont subi de longues interventions chirurgicales à la clinique Apollo Bramwell dès hier après-midi. Deux d’entre eux sont considérés comme dans un état stable après le passage sur le billard mais ils sont maintenus à l’Intensive Care Unit en raison de la gravité de leurs blessures. Le troisième cas, qui a pu quitter l’ICU, est présenté comme sérieux et instable. Aucune autre information officielle sur la nature des blessures et l’identité précise de ces trois blessés n’était disponible à ce matin.
Une indication de la gravité de la situation est que les chirurgiens et médecins de cette clinique ont dû avoir recours à des interventions complexes avec le stock de sang se retrouvant à un très bas niveau. Pour compenser la situation, une chaîne de solidarité a vu le jour au sein de la compagnie de construction Ireko. Des appels pour des dons de sang ont été lancés sur d’autres chantiers sous la responsabilité de cette compagnie. À hier après-midi, une soixantaine d’ouvriers avaient fait don de leur sang et aujourd’hui, pas moins d’une cinquantaine d’autres devaient leur emboîter le pas pour venir en aide à leurs malheureux collègues.