En marge de la « Global road safety week », prévue entre le 6 et le 12 mai – et consacrée cette année aux piétons –, un atelier de travail a été organisé au collège du St-Esprit hier à l’initiative de l’association Prévention Routière Avant Tout. Les statistiques révélées par l’Ong indiquent que 151 piétons ont été tués sur nos routes en trois ans.
Dès le début de son intervention, à l’intention d’une centaine d’élèves de Form IV, le président de Prévention Routière Avant Tout (PRAT) Alain Jeannot a mis en avant l’insouciance des piétons avant de dénoncer les autres usagers de la route, lesquels ne prennent pas en considération la vulnérabilité des piétons. Ce qui devait contribuer, selon lui, au triste constat de 151 piétons fauchés mortellement entre 2010 et 2012. Pendant la même période, dit-il encore, 1 600 blessés ont été enregistrés. Enfin, à travers le monde, ce sont pas moins de 850 piétons qui perdent la vie chaque jour.
Dans le contexte d’un programme de sensibilisation de proximité soutenu, le président de PRAT devait poursuivre en rappelant les dangers de la route et en donnant les raisons pour lesquelles les piétons devraient en être conscient afin de mieux les appréhender. Alain Jeannot devait alors mettre l’accent sur la vitesse, l’indiscipline, la distraction et la nécessité d’être visible dès la nuit tombée.
Me Robin Appaya, membre de PRAT, a enchaîné sur le volet des droits et des devoirs des piétons. En tant qu’homme de loi, il souligne avoir suivi beaucoup de cas d’accidents en cour où l’imprudence des piétons avait affaibli considérablement les perspectives d’une éventuelle compensation. « Si l’avocat de la défense arrive à prouver que le piéton était en train d’envoyer un message de son portable ou d’écouter de la musique en traversant la route, l’affaire risque d’être perdue », fait ressortir Me Robin Appaya.
L’homme de loi a aussi évoqué un manque de structures légales qui encourageraient les piétons à agir avec « due care and attention » alors qu’une telle structure existe pour les conducteurs de véhicules motorisés.
Les élèves ont ensuite été divisés en groupe de dix pour une session de brainstorming qualifiée de « food for thought and action ». Une assiette en carton a alors été symboliquement donnée à chaque groupe et les suggestions et appréciations y ont été consignées. A l’issue de la session, les représentants de chaque groupe ont été invités à présenter les travaux à l’assistance. Parmi les suggestions notées : l’amélioration ainsi que le développement des infrastructures pour les piétons et la nécessité d’avoir un comportement exemplaire sur la route, avec un accent tout particulier sur les dangers, comme la distraction.