Au 29 décembre 2011, 148 personnes avaient péri lors d’accidents de la route, tandis que le fameux permis à points tant annoncé, a encore joué à l’Arlésienne en 2011. La faute à certains lobbies, avancent certains, la législation n’étant pas encore prête, selon d’autres. En attendant, les chauffards, les imprudents, mais aussi les consciencieux de Maurice continuent de tuer et de se faire tuer. Aussi sûrement qu’un revolver chargé…
Si le nombre de morts a sensiblement diminué, de manière générale, il est difficile de pavoiser en analysant de manière approfondie les chiffres. Il est certes vrai de dire que le terrible accident survenu le mercredi 12 janvier à St-Julien (12 morts) aura contribué, à elle seule, à donner plus d’ampleur aux statistiques. Mais l’on ne peut passer l’éponge sur ce qui se passe sur nos routes. Non seulement en ce qu’il s’agit des victimes, mais d’abord pour ce qui est de la conduite inconsciente et inconsidérée de beaucoup. Autre point dont nul ne peut faire abstraction : un certain constat d’échec des moyens de conscientisation mis en avant par les autorités afin d’endiguer le problème…
« Les statistiques, on peut leur faire dire beaucoup de choses », résume ainsi un officier de police affecté à la Traffic Branch de la police. « Par contre, ce qu’on ne peut occulter, c’est la désinvolture, l’inconscience et l’imprudence qui animent bon nombre d’automobilistes, de motocyclistes et de piétons sur nos routes ». Est-ce à dire que le non-respect du code de la route demeure une des principales causes d’accidents ? Pour ce policier, le non-respect du code de la route couplée à la vitesse excessive demeurent les principaux facteurs.