Avec la série noire d’accidents enregistrés depuis ces dernières semaines, le ministre des Infrastructures publiques Nando Bodha revient à la charge en ce qu’il s’agit des mesures à être apportées à la sécurité routière dans son ensemble. La principale information demeure que l’aspect l’égal des délits sera amendé très bientôt, la charge provisoire de “Unvoluntary Homicide” étant notamment transformée en “Motor Manslaughter” pour tout accident de la route fatal. Concernant les motocyclistes, ils auront une période de trois mois, soit du 1er novembre à janvier, pour changer leur plaque d’immatriculation afin d’être lisible par les radars.
Au cours d’un point de presse vendredi après-midi en présence de hauts gradés de la Traffic Branch, le ministre des Infrastructures publiques, Nando Bodha, a situé l’ampleur de la situation concernant la sécurité routière tout en soutenant qu’il est « l’heure de venir avec un plan d’action » comprenant une série de mesures visant à réduire le nombre d’accidents fatals. Ainsi, les dispositions légales seront amendées de manière à sanctionner sévèrement les chauffards, principalement pour les délits suivants : conduite en état d’ivresse, “Hit and Run”, dépassement de la limite de vitesse autorisée, rallyes illicites, conduite dangereuse et ralentissement sur la troisième voie de l’autoroute.
En ce qu’il s’agit de l’alcool au volant, la suspension temporaire du permis de conduire par l’agent de police, comme ce fut le cas auparavant, est à l’étude. Actuellement, tout conducteur ayant été interpellé sous l’effet de l’alcool peut être relâché avec un proche parent prenant sa charge. Mais cette politique devra être revue et corrigée en fonction de la gravité de la situation. « Plusieurs de ces délits sont des “arrestable offfences”, mais nous allons faire de sorte que la majorité le devienne », a précisé Nando Bodha.
Sur le volet des accidents fatals, la charge provisoire de “Unvoluntary Homicide” sera requalifiée en  “Motor Manslaughter” dans un proche avenir. Concernant les cas de délits de fuite (“Hit and Run”), des changements sont également à prévoir. Avec la loi actuellement en vigueur, un automobiliste impliqué dans un accident dispose de quatre heures pour rapporter le cas à la police. Ce laps de temps devra ainsi être raccourci. « Li kapav ale post de polis plu proche pou rapporte accidan ek sa li kapav fini fer li within half and hour », affirme le ministre, qui estime anormal de prétexter la peur pour justifier la fuite sans avertir les secours.
D’autre part, les motocyclistes disposeront de trois mois à partir du 1er novembre pour apporter des modifications au niveau de leur plaque d’immatriculation. Ils devront ainsi placer une plaque en caractères noirs sur fond jaune, soit aux normes britanniques. Ces nouvelles plaques devront ainsi être lisibles par les radars, selon le ministre. À compter de janvier, le document “learner” sera valide un an. De plus, en l’absence de permis délivré par une école de formation, le motocycliste ne pourra rouler.
Au niveau des opérations policières, la présence d’officiers sur le terrain devra s’intensifier, des contrôles étant organisés quasiment toute la nuit sur les autoroutes (M1, M2 et M3), en jour de semaine comme le week-end. Le déploiement policier sera aussi renforcé dans les régions de Flic-en-Flac et Grand-Baie sur une base de 7/7 jours en raison de la “nightlife”.