Exercice d’information ou règlement de comptes ? Il y avait un peu des deux jeudi au ministère de la Pêche, où des explications sur le Fishing Partnership Agreement ont été données. Revenant sur la nécessité de cet accord pour le seafood hub et l’investissement, Nicolas Von Mally et son directeur de la Pêche, Daroomalingum Mauree, ont balayé d’un revers de la main les critiques, y compris celles de Greenpeace.
« Il ne faut pas déformer la réalité pour en tirer un capital politique. » C’est ainsi que le ministre de la Pêche, Nicolas Von Mally, interprète les critiques émises par la coalition contre l’accord de pêche avec l’Union européenne (UE). « Il n’a jamais été question de brader nos ressources comme on veut le faire croire. Nous sommes tous patriotes. Nous n’allons pas tirer dans nos propres pattes. »
Pour Nicolas Von Mally, le Fisheries Partnership Agreement (FPA) sera à l’avantage de tous les Mauriciens. De même, a-t-il rappelé, de tels accords entre Maurice et l’UE existent depuis 1990. « Il y a eu cinq FPA jusqu’ici. Toutefois, depuis sept ans, il n’y a pas eu d’accord car mes prédécesseurs, à savoir Arvin Boolell et Satish Faugoo, avaient refusé les conditions de l’UE. Aujourd’hui, nous avons pu trouver un terrain d’entente après d’âpres négociations. Tout s’est fait dans la transparence et dans l’intérêt du pays. »
En attendant que Maurice ait un jour sa propre flotte, des partenariats seront toujours nécessaires avec d’autres pays, a ajouté Nicolas Von Mally. « L’investissement dans ce secteur s’avère difficile. Un purse seiner revient à Rs 2 milliards alors qu’un long liner coûte entre Rs 500 millions à Rs 1 milliard. »