La magistrate Meenakshi Gayan-Jaulimsing, siégeant en cour de Rose-Hill, a trouvé un directeur de compagnie coupable d’avoir agressé un employé au travail en lui assenant un coup au cou avant de lui ordonner de rentrer chez lui. Le plaignant devait cependant concéder qu’il était sous l’influence de l’alcool à ce moment-là.
Le directeur de compagnie avait été poursuivi en cour de Rose-Hill pour avoir enfreint la section 230 (1) du code criminel en agressant un de ses employés sur son lieu de travail. Il avait plaidé non-coupable des charges retenues contre lui. Le plaignant devait soutenir que son directeur l’avait agressé en le frappant au cou quand il a vu qu’il était sur son lieu de travail sous l’influence de l’alcool. Il avait ajouté qu’il avait dû se rendre à l’hôpital après cet incident.
Le directeur de la compagnie devait pour sa part soutenir dans sa déposition donnée au PC Rawa que le plaignant n’était pas censé retourner travailler ce jour-là et que quand il avait été informé que ce dernier était au bureau et qu’il jouait au trouble-fête, il l’a pris par le col de sa chemise et l’a emmené hors des bureaux. Dans son jugement, la magistrate devait prendre note qu’au moment de l’incident, l’employé était sous l’influence de l’alcool. Cependant, la magistrate devait trouver que le plaignant « testified in a clear and calm manner and maintained a confident and credible demeanour ». De plus, la Form 58 du plaignant confirme sa version des faits. Plus encore, la version de la défense selon laquelle le directeur aurait attrapé l’employé par le col de sa chemise constituait « a voie de fait and as such an assault ». La magistrate a ainsi conclu que le fait que l’accusé ait concédé avoir agrippé le col du plaignant confirmait le délit de « bousculer intentionnellement » l’employé en dehors des locaux de la compagnie. En prenant en considération ces points mentionnés dans son jugement, la magistrate a trouvé le directeur coupable d’agression envers un de ses employés.