Rama Valayden, avocat de profession, soutient qu’il n’y a rien de fondé dans les accusations formulées par la police contre lui. Il s’étonne qu’au bout de deux ans, la police soit allée fouiller dans les prisons des personnes qui purgent actuellement des peines et les pousser à l’impliquer dans des actes répréhensibles.
C’est ainsi que l’avocat voit l’évolution de la situation le concernant. Il a tenu un point de presse à son étude, à sa sortie de la cour de district, où il s’était présenté devant la magistrate Ivy Dhooky-Ramburrun relativement à la charge provisoire logée contre lui. Il avait à ses côtés son avocat, Me Jacques Panglose ainsi que des confrères travaillant dans son étude.
Parlant de l’affaire de détournement de Rs 80 millions au préjudice de la Bramer Bank, Rama Valayden digère mal que les enquêteurs aient dû cuisiner « un vieillard » cinq heures durant pour l’amener à dire certaines choses sur lui (Me Valayden). C’est ainsi que la police compte l’interroger sur cet aspect de l’enquête qu’elle mène. « Tout ce cinéma ne se résume qu’à un complot ourdi par certains aux Casernes centrales, qui n’ont pas digéré d’avoir laissé des plumes lors du procès dans l’affaire Michaela Harte. Il y a eu également la publication du rapport qui traite de la manière dont la police a enquêté dans l’affaire L’Amicale », insiste Rama Valayden, en continuant : « C’est pour cela que l’on fait tout pour m’empêcher d’exercer ma profession en tentant de faire fuir la clientèle. »
Toutefois, soutient l’ancien Attorney General, la vague de sympathie en sa faveur devant les « agissements », comme il qualifie la méthode d’opérer de la police mauricienne, va en s’amplifiant. Ainsi, hier, son étude a reçu la visite de l’actuel Attorney General, Satish Faugoo, et d’un PPS, Dhiraj Khamajeet.
Interrogé par des journalistes, Rama Valayden a refusé de divulguer les noms de ceux qui lui ont exprimé de la sympathie d’une façon anonyme. « C’est à eux de voir s’ils veulent rendre public ou non leur geste, pas à moi », fait-il ressortir. Il a parlé d’individus et d’organisations qui se sont manifestés.
En ce qui concerne sa comparution d’hier en cour de district, l’avocat du prévenu, Me Panglose, n’a pas insisté sur le point qu’il avait présenté à la suite des conditions imposées par la police pour sa remise en liberté conditionnelle la semaine dernière. En effet, le Police Prosecutor avait demandé que l’avocat ne soit pas autorisé à entrer en contact avec les « others » (terme utilisé par le représentant de la police), c’est-à-dire avec d’autres personnes concernées par cette affaire.
Au départ, Me Panglose avait considéré que le terme était trop vaste et qu’il fallait que la poursuite soit plus précise. Toutefois, Me Rajkumar Baungally, du State Law Office, a indiqué hier que ce critère était limité à Ahkee Bhikajee et Mahendranath Dindoyal, qui sont tous deux concernées par l’enquête que mène la police sur Me Valayden. L’avocat de la poursuite devait préciser que cette enquête continue toujours.