Les magistrats Wendy Rangan et Azam Neerooa, siégeant en cour intermédiaire, ont rayé une accusation de viol portée contre un homme car ils ont noté plusieurs contradictions dans la déposition de la présumée victime donnée en cour. Les propos de la victime ne corroboraient pas avec les examens médicaux effectués sur elle, relèvent-ils également.
L’accusé avait été poursuivi sous la charge de « rape in breach of section 249 (1) of the Criminal code ». Il avait plaidé non-coupable au début de son procès. La poursuite s’est basée principalement sur les témoignages de la présumée victime, une collégienne, dans cette affaire. Selon elle, le 17 août 2010, alors qu’elle prenait le chemin de l’école, l’accusé l’aurait menacée avec un couteau à hauteur des hanches et l’aurait forcée à entrer dans sa voiture où se trouvaient deux autres hommes. La voiture se serait arrêtée devant une maison abandonnée insalubre où elle aurait été ligotée à une chaise et où on lui aurait fait sentir une substance dans un mouchoir pour qu’elle perde connaissance. La présumée victime a déclaré qu’à son réveil les trois hommes avaient abusé d’elle et l’aurait ensuite déposée près du poste de police de d’Abercrombie.
Les magistrats avaient pour tâche de prendre en considération les dépositions de la présumée victime et de juger si elles étaient crédibles. « The general rule is that a Court is entitled to act on the sole and uncorroborated evidence of a witness who is a victim in a sexual offence case where the Court finds the witness truthful and has addressed its mind to the danger of acting on uncorroborated evidence », dit le jugement.
Les magistrats ont pris en considération le fait que la victime ait déclaré qu’elle avait été menacée avec un couteau par l’accusé. Cependant, ils ont noté qu’elle a changé sa version lors de son interrogatoire en cour pour dire que son agresseur avait un canif. La poursuite a ensuite confronté la victime au fait qu’elle n’avait jamais parlé à la police de la menace avec un canif. Celle-ci alors insisté qu’elle en avait parlé aux policiers mais que ceux-ci n’avaient pas pris en compte cette version… Les magistrats ont aussi noté que les propos de la présumé victime ne corroboraient pas avec les examens médicaux effectués sur elle. Dans leur jugement, ils ont trouvé que le témoignage de la présumée victime n’était pas crédible et ont rayé la charge portée contre l’accusé.