Le tribunal de Rodrigues, présidé par la magistrate Meenakshi Bhogun-Ramjutton, a prononcé un verdict d’acquittement en faveur de Jean Hervey Casimir. Policier de profession, ce dernier était accusé d’avoir violé sa voisine, une femme mariée.
Selon l’accusatrice, les faits se seraient déroulés en juin 2011. Ce jour-là, dit-elle, elle se trouvait devant la porte de sa maison lorsque Jean Hervey Casimir, qui passait par là, s’est arrêté et a voulu lui parler. La porte étant ouverte, l’homme, qui est aussi son voisin, l’aurait alors poussée à l’intérieur de sa maison avant d’entraîner sa victime dans la chambre à coucher et d’abuser d’elle.
Le policier, lui, a une toute autre version. S’il admet, dans sa déposition, avoir entretenu des relations sexuelles avec sa voisine, il précise toutefois que celle-ci était consentante. Et de préciser que leurs rencontres se déroulaient à chaque fois en l’absence de l’époux de la présumée victime.
Après avoir écouté les différents témoignages, la magistrate a dit noter des incohérences dans la version de la plaignante. Cette dernière a en effet admis, tout comme l’accusé l’avait fait ressortir, qu’une vitre se trouvait sur le lit où le viol aurait été commis. De fait, la juge se demande comment celle-ci n’a pas été brisée étant donné que la présumée victime aurait été violée sur ce même lit. En outre, relève la magistrate, l’accusatrice a laissé entendre qu’elle ignorait la profession de son présumé agresseur. Or, des appels téléphoniques ont établi que la « victime » avait reçu, à plusieurs reprises, des appels émanant du lieu de travail de l’accusé. Enfin, la juge rappelle que l’accusatrice ne porte aucune trace de violences sur ses parties génitales. Du fait de l’absence de preuves, la magistrate a donc décidé de disculper l’accusé.