Licencié après avoir passé devant un comité disciplinaire sous une accusation de vol de bagages, un ex-employé d’Air Mauritius a logé une action judiciaire contre la compagnie aérienne, lui réclamant des dommages. L’affaire avait été appelée devant le juge Bobby Madhub la semaine dernière et Air Mauritius avait soulevé un point d’objection, indiquant que l’employé était sous contrat et ne pouvait la poursuivre pour « faute ». Le juge a statué qu’à ce stade du procès il serait prématuré de déterminer à qui était la faute. Les deux parties ont été appelées à soumettre d’autres documents.
L’employé en question avait logé une plainte pour « faute » contre la compagnie aérienne. Dans celle-ci, il avait expliqué que « les accusations portées contre lui sont fausses et infondées », affirmant que ces dernières ont été formulées en vue de nuire à sa réputation et à porter atteinte à son intégrité en vue de l’expulser du travail ou de mettre un terme à son contrat. Pour sa défense, Air Mauritius avait répondu à cette plainte en indiquant que le plaignant était employé sur une base contractuelle et qu’il ne pouvait la poursuivre pour « faute ». Après avoir écouté les deux parties, le juge a statué qu’à ce stade du procès, il serait prématuré de déterminer à qui revenait la faute. Les deux parties ont été appelées à soumettre d’autres documents. « In the present case, taking into account the answer to particulars and the plaint as a whole, I consider that it would be more appropriate that the issue be considered after evidence has been adduced, as not only there has to be an averment of “faute lourde” but plaintiff has also to prove that there has been “faute lourde”. The plea in limineis therefore premature and the point will be considered on the merits after the parties have adduced evidence. » L’affaire sera de nouveau appelée le 15 septembre.