Michelle Mootoocurpen avait été accusée d’avoir insulté la concubine de son mari. La juge a décidé de l’acquitter en lui accordant le bénéfice du doute, les deux femmes n’étant pas en bons termes.
Michelle Mootoocurpen avait été accusée d’avoir insulté une certaine Mme Clair en violation de la section 296(b) du code criminel. La magistrate Meenakshi Gayan-Jaulimsing a décidé de l’acquitter sur la base du bénéfice du doute. Et pour cause : les deux femmes n’étaient pas en bons termes du fait que la victime alléguée vit désormais en couple avec son mari.
Michelle Mootoocurpen avait plaidé non-coupable à la charge d’insultes retenue contre elle et avait retenu les services d’un homme de loi. Mme Clair a déclaré qu’elle vit à présent avec l’ex-mari de l’accusée. Elle reproche à Michelle Mootoocurpen de l’avoir insulté le 8 août 2012 alors qu’elle s’apprêtait à prendre un taxi, estimant avoir été « humiliée » en public. Elle a d’ailleurs rappelé en cour avoir consigné plusieurs dépositions à l’encontre de l’accusée mais que, pour le cas présent, elle n’avait aucun témoin, et ce malgré que l’incident se soit, selon elle, produit devant le chauffeur de taxi ainsi que des passants.
Michelle Mootoocurpen, pour sa part, a nié les allégations retenues contre elle, avouant cependant qu’elle n’était pas en bons termes avec la plaignante, cette dernière vivant avec son mari. L’accusée a ajouté qu’au moment des faits, elle savait pertinemment que son mari entretenait des relations extraconjugales, mais qu’elle ne connaissait pas l’identité de la femme avec laquelle il vivait. Et d’ajouter qu’elle se trouvait chez elle au moment des faits présumés.
Dans son jugement, la magistrate a noté que la plaignante avait donné des versions différentes, en cour ainsi que dans sa déposition, concernant les mots qui lui auraient été proférés. Elle a donc statué que son témoignage ne pouvait être considéré comme crédible. La juge a même noté qu’il aura fallu lui rappeler, à plusieurs reprises, les insultes proférées.
La magistrate a également pris en compte le fait que la dénommée Mme Clair avait plusieurs fois consigné dans le passé des allégations à l’encontre de Michelle Mootoocurpen. Elle considère dès lors que le contentieux entre les deux femmes, lié à une affaire personnelle, a sans doute poussé Mme clair à faire de fausses allégations « par pure vengeance ». Raison pour laquelle la magistrate Gayan-Jaulimsing a décidé d’accorder le bénéfice du doute à l’accusée.