L’ex-femme d’un homme condamné pour trafic de drogue était poursuivie devant la Cour intermédiaire pour avoir consigné le 26 février 2010 de fausses déclarations à la police, qui enquêtait alors sur son ex-mari. Dans le document, elle soutenait en effet que son ex-mari se trouvait avec elle au domicile familial le jour des faits allégués, ajoutant qu’il y était resté jusqu’au lendemain.
Lors du procès, l’officier de police Lepois a indiqué que Lindsay Doorgah avait été arrêté le 25 février 2010 pour possession de cannabis à des fins de distribution. Le suspect avait alors été traduit devant la justice et avait été condamné à purger une peine d’emprisonnement. Mais dans le sillage de l’enquête, il avait indiqué qu’il se trouvait avec son ex-femme au moment des faits, ce que cette dernière devait confirmer. Or, selon les détails de l’enquête, Lindsay Doorgah avait déjà été interpellé le 22 février en compagnie d’un autre homme à Rivière-Noire avec un sac en plastique, lequel contenait du gandia. Mais l’homme avait alors pris la fuite en voyant les officiers de police. Ce n’est que trois jours plus qu’il se sera finalement constitué prisonnier au bureau de l’ADSU.
Son ex-femme avait consigné une deuxième déclaration à la police le 30 juin 2014, dans laquelle elle concédait avoir menti dans sa première déposition. Elle devait révéler qu’à l’époque, elle vivait sous le même toit que son ex-mari, mais qu’ils ne s’entendaient plus comme avant. Elle devait ajouter ne pas savoir si son ex-mari était ou non sorti dans la soirée du 22 février 2010, car ils dormaient dans des chambres séparées.
La magistrate Wendy Rangan, prenant en considération les preuves présentées en cour, a reconnu l’accusée coupable d’avoir consigné de fausses déclarations. Selon elle, le fait que le mari avait plaidé coupable des faits reprochés prouve qu’il était bien à Rivière-Noire ce jour-là. De plus, la magistrate a pris en considération le fait que l’accusée a avoué avoir délibérément menti à la police dans sa première déclaration.