La famille Dookhoony réclamait des dommages d’environ Rs 4 M à la compagnie General Construction Ltd pour « négligences » lorsque ses employés effectuaient des travaux d’excavation sur la route principale d’Epinay. Le chef de famille avait alors été grièvement blessé et a dû subir plusieurs opérations chirurgicales à la suite d’une chute occasionnée en raison de matériaux appartenant à la compagnie, laissés sur le trottoir.
Dans un jugement rendu par le juge Nicholas Oh San-Bellepeau hier, ce dernier devait exonérer de tout blâme la compagnie, statuant que le plaignant n’a pu prouver que l’endroit où il s’est blessé n’était pas praticable à cause de la compagnie. Le plaignant avait soutenu avoir fait une chute en heurtant de gros morceaux de béton qui avaient été laissés sur le trottoir, et ce alors qu’il marchait pour regagner son domicile la nuit. Il avait ajouté qu’il n’y avait aucune mesure de précautions prises par la compagnie pour avertir les piétons du danger. À cause de cet accident, le plaignant s’était fracturé le cou et le fémur et avait dû subir des opérations de la hanche. Son accident devait le rendre incapable de conduire et il devait rester cloîtré chez lui.
Le plaignant dit souffrir de dépression du fait de sa condition. Selon lui, la compagnie de construction est en faute car elle ne s’est pas assuré de la sécurité des piétons en « laissant traîner ses morceaux de bétons » sur le trottoir. L’épouse du plaignant, elle, avait soutenu avoir souvent dû s’absenter du travail pour prendre soin de son mari, évaluant ainsi le montant des dommages et préjudices subis à Rs 250 000.
La compagnie, pour sa part, a nié avoir fait preuve de négligence, répliquant qu’elle n’était pas responsable de l’état du trottoir le long de la route principale d’Epinay. Selon l’entreprise, elle effectuait des travaux d’excavation pour y installer des drains sur une partie de la route et elle avait placé des panneaux à ces endroits pour avertir les piétons. Selon la compagnie, aucun morceaux de bétons n’a été laissé sur les trottoirs par ses employés lors de ces travaux.
Me Maxime Sauzier, l’avocat représentant la compagnie, avait expliqué en cour que les plaignants devaient prouver que l’accident s’est produit comme ils l’ont mentionné initialement dans leur plainte car, au final, trois versions des faits ont été entendues. Le juge Oh San-Bellepeau devait ainsi donner raison aux arguments de Me Sauzier, statuant que le plaignant avait donné différentes versions sur la manière dont il s’était blessé, portant de fait atteinte à sa crédibilité. Il a ainsi estimé que le plaignant n’a pu prouver que les travaux effectués par la compagnie ont été la cause de sa chute.