Accusés à tort par de mauvais enquêteurs, des innocents ont été traités en coupables. Certains ont payé et paient encore pour des fautes qu’ils n’ont pas commises. D’autres, bien que blanchis, sont marqués à vie. L’affaire revient sur le tapis avec l’affirmation de Me Valayden à l’effet que les personnes condamnées pour l’incendie de l’Amicale sont innocentes. Ce qui ramène en surface d’autres cas où des enquêtes bâclées ont perverti la justice.
Selon le rapport coordonné par Me Rama Valayden, les quatre personnes condamnées à 45 ans de prison dans l’affaire de l’Amicale – Sheik Imran Sumodhee, son frère Khaleeloudeen Sumodhee, Muhammad Shafiq Nawoor et Abdul Naseeb Keeramuth – sont “innocentes”. Les vrais coupables seraient des membres du fameux “escadron de la mort”, qui, à l’époque des faits, semait la terreur un peu partout dans l’île. Le Président de la République a accepté la requête soumise par le panel d’avocats qui a travaillé sur le rapport pour que l’affaire soit référée à la Commission de pourvoi en grâce. Les condamnés attendent maintenant la réouverture de l’enquête. S’ils sont trouvés innocents, le pays se retrouvera avec une autre affaire qui montrera combien la police peut parfois être à côté de la plaque.
Il existe à ce jour trop de cas confirmant l’amateurisme de certains enquêteurs et les torts énormes qu’ils sont susceptibles de causer. L’affaire Harte avec ses deux suspects innocentés est un des exemples récents.