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Les Casernes centrales mettent en garde la population contre des compagnies fictives qui font croire aux internautes qu’elles écoulent des médicaments qui ne sont pas disponibles sur le marché. Même Interpol a tiré la sonnette d’alarme sur ces tentatives « hameçonnage », que ce soit sur le net ou par messages téléphoniques.

« Des criminels prennent avantage de la pandémie Covid-19 pour détrousser des personnes en ligne », explique la police. Et d’ajouter que des suspects procèdent en utilisant le nom, le logo et même des courriels des compagnies médicales mondialement reconnues pour détrousser les victimes. Les Casernes centrales soulignent que bien souvent les fraudeurs contactent leurs victimes par l’envoi d’un mail ou à travers leur messagerie sur les réseaux sociaux (par exemple Messenger). « Ils proposent alors la vente de médicaments et le paiement se fait à travers l’Internet Banking sur un numéro de compte donné par les suspects. Une fois le paiement effectué, le client ne reçoit jamais sa commande ni ne peut contacter le fournisseur présumé pour des explications », explique un policier à la Cybercrime Unit.

Outre l’utilisation du nom des compagnies médicales, la police a observé que des “shops” sur le net proposent la vente des masques qui sont en grande demande au vu de la situation actuelle. Sauf que ces commerces ne sont que virtuels. « La police a noté une prolifération de ces “shops” depuis l’éclatement du Covid-19. Il faut que le client soit bien informé sur le vendeur avant d’effectuer tout achat », explique notre interlocuteur.

Ce dernier demande au public de prendre des précautions avant de passer leur commande, soit de bien vérifier les détails de la compagnie ou de l’individu qui vend les produits et de faire attention aux détails comme l’adresse mail. « Les criminels utilisent souvent une adresse ressemblant à une institution réputée. Par exemple, il y a une différence entre abc.org et abc.com », explique la police. Les Casernes centrales demandent aux Mauriciens de bien lire les “online reviews” de la compagnie en question pour avoir une idée de sa réputation et des plaintes des consommateurs à son égard. « Le client doit faire des recherches en ligne en recevant le numéro de compte bancaire de la compagnie pour savoir dans quel pays elle est basée. L’acheteur doit alors “cross-check” sur le site de l’institution en question pour établir si les détails concordent. »

Par ailleurs, la police demande aux Mauriciens de contacter leur banque pour faire annuler tout paiement s’ils soupçonnent être victimes de fraude. Finalement, les internautes doivent éviter de cliquer sur des “attachements” suspects ou de répondre à des courriels qui sollicitent des informations médicales. « Ces renseignements sont privés et les institutions médicales réputées ne vont normalement jamais contacter quelqu’un en premier à travers un mail », dit la police. Les Casernes centrales demandent au public de rapporter tout cas de fraude à la police qui initiera une enquête.