L’Association des Consommateurs de l’île Maurice (ACIM) par l’entremise de son secrétaire général, Jayen Chellum a parlé de la nécessité de revoir au plus vite les dossiers urgents sur des produits de base tels que l’ail, l’oignon, le riz basmati, le « pain moule » et les produits pétroliers. « Il faut rendre la standardisation des prix obligatoires », a-t-il déclaré.
Pour Jayen Chellum, des « prix injustes » sont encore affichés sur certains produits de consommation. À titre d’exemple, il cite le « pain moule marron » qui se vend à Rs 13.50 les 500 g. « La plupart des boulangers tranchent le pain et mettent les tranches dans des sacs. Le poids est alors de 300 g et le pain vendu autour de Rs 23.50… Le fait de trancher le pain et de le mettre dans un sac est déjà une mauvaise action. »
Au niveau de l’ail, qui est de 4,5 cm ou 5,5 cm de diamètre, la vente est de Rs 24 000 la tonne métrique. Selon lui, 50 % de cette somme compte pour le fret et en y incluant l’assurance, la distribution, etc. le coût revient à Rs 36 000 la tonne. « Or, l’ail se vend à Rs 80 le demi-kilo, soit cinq fois son prix. Personne n’a pu justifier une telle augmentation ».
Concernant le riz basmati, qui est passé de Rs 226 à Rs 338, il avance que « le ministre sortant avait laissé entendre qu’il y avait du riz basmati mélangé au long grain, ce qui est une exploitation éhontée des consommateurs ». Évoquant les produits pétroliers, Jayen Chellum a tenu à faire un petit récapitulatif des événements menant à la baisse des prix à la pompe. « Le 22 août, l’ACIM avait réussi à faire baisser le prix de 4 %. Le prix de l’essence aurait donc dû être dans la fourchette de Rs 42. Or, il est à Rs 45 et le diesel à Rs 33 au lieu de Rs 37 ».
Le secrétaire général de cette association de consommateurs souhaite donc que le ministre de l’Agro-industrie et de la Sécurité alimentaire, Mahen Seeruttun, et que le ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Protection des consommateurs, Ashit Gungah, revoient au plus vite les prix à la baisse avant le 30 décembre, afin d’alléger grandement le panier de la ménagère. « Il faut rendre la standardisation des prix obligatoire. Je lance un appel en ce sens au gouvernement pour qu’il prenne les mesures le plus rapidement possible. »