Thomas Bach, président du Comité international olympique (CIO), a encore une fois émis le souhait que le sport reste l’élément unificateur dans un monde qui vit des moments troubles. C’est en substance l’essentiel du message qu’il a transmis hier, lors de la cérémonie d’ouverture de l’assemblée générale de l’Acnoa, à l’hôtel Hilton à Flic-en-Flac, où il a également été décoré de la plus haute distinction de l’association.
« C’est la première fois que je suis parmi vous (ndlr : les représentants de l’Acnoa) en tant que président du CIO. Je n’oublie pas l’amitié qui nous lie », a déclaré l’homme fort du mouvement olympique. Ainsi, Thomas Bach a réitéré le soutien du Comité olympique au continent africain. « Je peux vous assurer que le CIO et moi-même serons toujours à vos côtés du moment que vous assurez le développement du sport en Afrique ».
Selon Thomas Bach, cette réunion au sommet de l’Acnoa intervient « au moment où la tolérance et le dialogue semblent manquer. Le sport a toujours été un vecteur pour combattre la barbarie. C’est de notre devoir de nous tenir côte à côte avec tous les hommes de bonne volonté ». Il a aussi salué le travail abattu par Ram Ruhee, membre fondateur du Comité olympique mauricien (COM), aujourd’hui décédé. « Il a beaucoup aidé à la propagation des valeurs olympiques ».
De son côté, Philippe Hao Thyn Voon, président du COM, a émis le souhait de voir une Afrique unie. « Maurice est un pays multiculturel. L’Afrique regroupe des francophones, des anglophones, des lusophones et des arabophones. Je souhaite que nous parlions désormais d’africophonie ». Ce discours a été salué par un tonnerre d’applaudissements par l’assistance.
Lassana Palenfo, président de l’Acnoa, a souligné l’importance de la présence de Thomas Bach à l’assemblée générale. « Cela témoigne de tout l’intérêt que porte le Comité international olympique au continent africain », a-t-il fait ressortir. Ainsi, les travaux de la présente assemblée générale seront axés sur l’agenda olympique 2020. « Cela servira de charte pour le développement du sport et de la jeunesse africaine ».
Xavier-Luc Duval a parlé de Maurice comme le point de rencontre idéal pour les réunions au sommet. « Nous avons d’ailleurs implémenté une exemption de visas pour les délégués de 50 des 54 pays représentés ». Le Premier ministre par intérim a rappelé que le monde du sport est confronté à des fléaux tels le dopage et la corruption. « Il est de mon avis que les sportifs, quels qu’ils soient, doivent rester propres et intègres ».
Pour lui, les sportifs doivent servir de modèle pour les jeunes. De plus, le gouvernement mauricien avait mis en place, alors qu’il était ministre des Finances, un système de récompense pour les athlètes ayant brillé sur la scène internationale. « Ce n’est pas normal qu’un athlète qui a servi son pays termine dans la pauvreté. Le gouvernement accorde beaucoup d’importance à cette question ».
De plus, Xavier-Luc Duval a annoncé que le gouvernement a identifié cinq axes de travail pour que le sport de haut niveau soit une réalité. « Les mesures pour un second miracle économique sont en place. Nous espérons maintenant un deuxième miracle sportif », a-t-il conclu.