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La transaction sujette à l’aval de la FSC 

suivant le “cautionary anouncement” émis le 27 septembre dernier, la Mauritius Chemical and Fertilizer Industry Ltd (MCFI) poursuit les procédures de rachat de Bychemex et Chemco. Le groupe a informé officiellement ses actionnaires qu’il compte faire l’acquisition de 100% des parts de Bychemex Ltd et de 93,47% de Chemco.

La MCFI rachètera ces deux entités pour un total de Rs 166,4 millions, soit Rs 35,2 millions pour Bychemex et Rs 131,2 millions pour Chemco. Pour concrétiser le deal, la MCFI doit attendre l’aval de la Financial Services Commission (FSC) et celui de ses actionnaires.
C’est en vue de dégager des synergies que la MCFI s’est intéressée au rachat de ces deux entreprises.

La direction explique que le prix d’offre des actions de Bychemex et de Chemco a été déterminé par le conseil d’administration de la MCFI sur la base de l’exercice d’évaluation réalisé conjointement par deux évaluateurs indépendants, soit PwC et Deloitte Mauritius.
Les 100% de capital de Bychemex représentent 5 000 000 d’actions ordinaires et, pour les 93,47% de capital de Chemco, 5 803 398 actions ordinaires. Suivant les Securities (Takeover) Rules 2010, la MCFI a ainsi confirmé son intention de racheter les actions de Bychemex à Rs 7,03 l’unité et celles de Chemco à Rs 22,59 l’unité. Par contre, suivant les “trading procedures” de la Stock Exchange of Mauritius, les prix ont été fixés à Rs 7,04 et Rs 22,60 respectivement.
Dans un document ayant circulé auprès des autorités boursières, la MCFI a indiqué être endettée à hauteur de Rs 47,7 millions. Le groupe opère neuf filiales basées à Maurice et dans la région, soit : Coolkote Ltd, Fertco Ltd, Harel Mallac (Tanzania) Ltd, Logima Reunion SAS, MCFI Export Ltd, MCFI (Freeport) Ltd, MCFI International (Zambia) Ltd, MCFI international & Co Ltd et Reunifert SAS.

Au premier trimestre 2018, la vente d’engrais représentait environ 33% du chiffre d’affaires total de la MCFI.
Il faut noter que la MCFI est actuellement confrontée à certaines difficultés sur le marché liées notamment aux défis dans le secteur agricole. Le fabriquant d’engrais subit en effet de plein fouet les contrecoups de la situation difficile prévalant actuellement dans le secteur sucrier. La chute drastique et continue des prix du sucre, qui affecte planteurs et usiniers, a eu un impact certain sur la vente d’engrais. Par ailleurs, la direction du groupe ajoute : « The Brexit coupled with depressed international prices of sugar has triggered significant uncertainties in the sugar sector which will subsequently impact volume sales especially in third quarter and possibly part of the last quarter of the year. Results for 2018, will also be impacted negatively by exit costs of our subsidaries in Reunion Island. » En effet, la subsidiaire développée à La Réunion en 2015, incluant la création de deux sociétés sur place, n’a pas rencontré le succès escompté et la MCFI a dû plier bagages.

Les pertes accumulées sur les opérations à La Réunion ont affecté le groupe, surtout au premier trimestre. Celles-ci ont donc remis en question sa présence physique à l’île sœur. Résultat des courses : la MCFI a dû casquer pour des “exit costs” de sa filiale réunionnaise, des coûts qui sont venus plomber ses dépenses opérationnelles.
Quant à Bychemex, ses actifs totaux se chiffrent à Rs 47,1 millions et son chiffre d’affaires réalisé au 31 décembre 2017 était de Rs 67,4 millions. La compagnie a enregistré des profits de Rs 1 million l’année dernière. De son côté, Chemco possède des actifs évalués à Rs 176,5 millions et a réalisé un chiffre d’affaires de Rs 277,9 millions l’année dernière, couplé à des profits de Rs 6,9 millions.

Notons enfin que la MCFI poursuit ses efforts d’expansion et souhaite jouer un rôle accru dans la transition vers une agriculture raisonnée, et ce en apportant des services et des conseils à ses clients pour l’utilisation optimale de ses engrais. De plus, en partenariat avec la Mauritius Cooperative and Agricultural Federation, elle produit et commercialise des engrais bio sur une base pilote depuis deux ans.