Le procès intenté aux présumés pirates somaliens pour acte de piraterie en haute mer s’est poursuivi aujourd’hui en Cour intermédiaire. Le Boarding Officer de la force navale américaine Fred Hendricks devait à cette occasion confirmer que, lors de l’interpellation des présumés pirates, aucune arme n’avait été retrouvée à bord.
Le procès des présumés pirates somaliens s’est poursuivi en Cour intermédiaire devant les magistrats Azam Neerooa et Wendy Rangan. L’occasion d’entendre le Boarding Officer de la force navale américaine Fred Hendricks, lequel a confirmé qu’aucune arme n’avait été retrouvée à bord du bateau lors de l’interpellation des présumés pirates.
L’officier américain, qui compte 4 ans de services dans le domaine – et qui avait déjà été confronté à des cas de pirateries –, a en effet affirmé, lors de son contre-interrogatoire, qu’aucun « outil » de piraterie ne se trouvait sur le bateau. Idem pour les « outils » de pêche. Seuls des tonneaux ont été découverts. Cependant, tout porte à croire que les suspects sont bien des pirates, ne serait-ce que par l’endroit où ils ont été interceptés.
La défense a alors demandé à l’officier si, pour une opération pirate, les assaillants sont supposés être des « experts », bénéficiant d’un « savoir-faire » pour s’adonner à cet acte. A la suite de quoi l’officier a simplement répondu qu’un bateau et des armes suffisent. Aussi la défense lui a-t-elle demandé les raisons de ses soupçons, le bateau se trouvant alors seul en haute mer et aucune arme n’ayant été retrouvée à bord. L’officier a alors expliqué que le bateau américain avait reçu un appel de détresse du MSC Jasmine, rapportant une tentative d’attaque de pirates. A la suite de quoi le navire de la marine américaine avait traqué le bateau. En sus de cela, s’il s’agissait d’un navire de pêche, l’officier rappelle qu’aucun équipement à cette intention n’a été découvert. Et d’ajouter que le navire ne disposait pas non plus de matériel de navigation, ce à quoi la défense a répondu que les accusés se dirigeaient en se servant des techniques traditionnelles de pêche.
Lorsque la défense a déploré que ses clients aient été soupçonnés sur la base de simples présomptions, l’officier a rétorqué qu’après l’appel de détresse, le seul bateau visible sur leur radar était celui des présumés pirates somaliens. Enfin, lorsque la défense lui a demandé les raisons pour lesquelles il avait attendu 4 jours avant de consigner sa version des faits, Fred Hendricks a répondu avoir dû contacter les autorités concernées pour confirmer les détails exacts de l’arrestation.