C’est le 29 mai que deux affaires importantes seront entendues en Cour suprême. La première oppose des habitants de Flic-en-Flac à la Beach Authority pour la construction de toilettes publiques à Klondike Road et la deuxième concerne la déviation routière de Mon-Choisy à laquelle s’opposent des habitants et écologistes.
Renvoyée à de nombreuses reprises depuis le début de l’année, l’affaire concernant la construction de toilettes publiques à Klondike Road, contestée par les riverains, est vivement attendue. Bien que la juge n’ait jamais émis de demande d’injonction pour l’arrêt des travaux, les habitants de Klondike Road espèrent que la balance penchera en leur faveur. Dans l’affidavit juré par Indranee Beema au nom d’un groupe d’habitants, celle-ci avait mis en avant non seulement la violation de divers articles de loi, mais également fait mention des inconvénients que causerait cette infrastructure publique vis-à-vis de leurs maisons. « Bien qu’une déposition a été faite au poste de police de la localité, aucun stop order n’a été émis », précisent les habitants. Les travaux se sont poursuivis et sont presque achevés. Pourtant, ces derniers ne comptent pas baisser les bras. « Il est hors de question que des toilettes publiques soient placées devant notre maison. Notre vie deviendra un enfer sans compter l’odeur nauséabonde qui en émanera à cause du mauvais entretien », disent-ils. Les deux parties sont appelées à s’expliquer le 29 mai. En mars dernier, la juge en chambre avait invité chaque partie à faire connaitre sa position sur ses travaux. « Mais la BA ne s’est jamais expliquée », affirment les habitants. « Nous souhaitons voir le pull-down de ces toilettes. Ce n’est qu’à ce moment-là que nous aurons l’esprit tranquille », laissent entendre ces derniers.
Pour leur part, les habitants du Morcellement Mon-Choisy espèrent avoir gain de cause. Ils contestent la déviation de la route B 38 (Pointe-aux-Piments/Mon-Choisy). La Platefor Sov Nou Laplaz (PSNL) espère que ce projet sera annulé. Rappelons que depuis le 25 mars 2013, cette route a été fermée juste devant Tarisa Resorts, situé le long de la route côtière de Mon-Choisy, sur environ 250 mètres. L’interdiction aux automobilistes d’utiliser cette portion de route agace des habitants du Nord. « Comment est-il possible que l’État permette une déviation routière qui ne profite qu’aux clients d’un établissement hôtelier ? » s’interrogent-ils.
George Ah-Yan, porte-parole de la plateforme, estime que les habitants du morcellement Mon-Choisy « ont leur mot à dire dans ce projet de déviation ».