Le Collège Lorette de Mahébourg, avec la collaboration de l’Institut Cardinal Jean Margéot, organise depuis une semaine des activités pour encourager les élèves à réfléchir sur la situation des enfants handicapés. Cette initiative, ayant pour thème « Droits des enfants handicapés : Devoir de protéger, de respecter, de promouvoir et de réaliser », s’inscrit dans le cadre de la Journée mondiale de l’enfant africain observée le samedi 16 juin. Les activités prennent fin demain avec la présentation d’une série de résolutions adoptées par les collégiennes envers les personnes handicapées.
Depuis l’année dernière, la célébration de la Journée de l’enfant africain offre l’occasion à l’Institut Cardinal Jean Margéot d’interpeller les leaders politiques ainsi que les organisations oeuvrant en faveur de l’enfance afin qu’ils respectent leur engagement pour une promotion et une protection efficiente des Droits de l’Enfant. Cette année, souligne Jimmy Harmon, responsable du Département de Pédagogie Appliquée, le thème de la journée de l’enfant africain, Droits des enfants handicapés : Devoir de protéger, de respecter, de promouvoir et de réaliser, est très parlant. La Convention relative aux droits des personnes handicapées, adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies en décembre 2006, affirme que « le handicap résulte de l’interaction entre des personnes présentant des incapacités et les barrières comportementales et environnementales qui font obstacles à leur pleine et effective participation à la société à égalité avec les autres ».
« En décidant cette année de commémorer la Journée de l’enfant africain sous ce thème, souligne M. Harmon, nous avons une fois de plus l’occasion dans chaque pays d’évaluer les progrès réalisés et de relever des défis dans la construction d’une société où la justice et l’équité pour les personnes handicapées constituent les valeurs cardinales ». S’appuyant sur le modèle social qui est basé sur l’idée que les gens ne sont pas disabled par les limitations fonctionnelles de leur déficience, mais par des obstacles extérieurs qui empêchent leur pleine participation dans les sociétés dans lesquelles ils vivent, Jimmy Harmon estime qu’il reste encore beaucoup à faire pour l’inclusion des enfants handicapés dans notre société. Ainsi, cette semaine d’activités au Collège Lorette de Mahébourg a permis aux jeunes de réfléchir à ce qui est fait dans le pays pour améliorer le sort des enfants handicapés et d’y apporter leur contribution.
Le coup d’envoi a été donné vendredi dernier avec une journée sportive dédiée aux enfants de l’APEIM. « Les jours suivants, nous avons procédé à une séries de réflexions et d’explications sur l’importance de la Journée de l’enfant africain », indique le manager du collège Jacques Daniel Sungaren. Durant la semaine, les élèves ont eu l’occasion de participer à des sessions de cuisine africaine. Il y a également eu le dévoilement d’une plaque représentant le continent africain avec des signspots des élèves. Demain, indique M. Sungaren, ces jeunes seront appelés à présenter une série de résolutions représentant leurs devoirs envers leurs concitoyens auxquels des barrières physiques, mentales ou socioculturelles font obstacle à la participation sociale et à l’exercice de leur pleine citoyenneté. À noter que le collège compte déjà quatre élèves ayant un handicap physique. « Nous faisons de notre mieux pour encadrer ces élèves, le seul problème est l’accessibilité aux laboratoires scientifiques », souligne le manager du collège.
Soulignons que la Journée de l’enfant africain est organisée chaque année depuis le 16 juin 1991, en souvenir du massacre de centaines d’enfants lors d’une marche pour leurs droits à Soweto (Afrique du Sud) par le pouvoir de l’apartheid le 16 juin 1976. Depuis 1991, plus qu’une commémoration, la Journée de l’enfant africain vise à interpeller les États et tous les acteurs qui oeuvrent en faveur de l’amélioration de la situation des enfants de plus en plus précaires dans nos pays en difficultés.