« Nous ne savons pas ». « Je ne sais moi-même quoi vous répondre ». « Rédigez votre question et adressez-la nous, nous vous donnerons la réponse dans sept jours, lorsque le Conseil se réunira à nouveau ». « Vous savez, avec la nouvelle loi, on n’est pas encore bien rodé… » En pas moins d’une dizaine de fois, c’est le genre de répliques qu’aura donné la mairesse de Quatre-Bornes, Arianne Oxenham, aux nombreuses interpellations des conseillers de la ville lors de la toute première séance de travail du Conseil municipal de la présente année, qui s’est tenue vendredi dernier.
L’embarras – pour ne pas dire le désarroi – de la mairesse travailliste de Quatre-Bornes (malgré avoir déjà assumé ce poste en 2001, lorsqu’elle était au MSM, et ne manquant donc pas d’expérience) illustre parfaitement la cacophonie qui s’est installée dans les administrations urbaines depuis que la nouvelle loi régissant les administrations régionales est entrée en vigueur le 15 décembre 2011.
Le premier exemple qui a démontré que les Conseil municipaux – tous sous contrôle travailliste et PMSD – nagent dans la confusion a été donné à Quatre-Bornes, lorsque le conseiller Chady (Ptr) a voulu, par voie d’interpellation, obtenir de la mairesse qu’elle dépose toutes les offres de service (Tender documents) relatifs à un contrat de voirie dans l’arrondissement N° 3 de la ville. De longues hésitations et conciliabules entre Mme Oxenham et le Chief Executive Officer, Jaylall Mulloo, ont alors eu lieu, après quoi le conseiller interpellant s’est vu répondre qu’il lui faudra rédiger sa question afin d’obtenir une réponse à la prochaine réunion du Conseil, soit dans sept jours. Mais en attendant, a promis la mairesse, l’administration recherchera un avis afin de s’assurer que les documents réclamés pourraient bien être légalement circulés.