Un cadre légal concernant l’adoption des enfants à Maurice et à l’international est actuellement en cours d’élaboration, en collaboration avec le National Adoption Council (NAC). C’est ce qu’a indiqué hier la ministre de l’Égalité des genres, du Développement de l’enfant et du Bien-être de la famille, en réponse à une question parlementaire portant sur les mesures prises par le ministère contre le trafic d’enfants. Mireille Martin a aussi indiqué que les Assises de la famille, annoncées par le VPM et ministre des Finances la semaine dernière, auront lieu durant le premier trimestre de 2014.
Mireille Martin estime que cette loi devrait dissuader les médiateurs sans scrupules engagés dans la vente et d’autres formes d’exploitation d’enfants. Après avoir donné la définition de Child trafficking (selon la Child Protection Act 1994), soit « any person who willfully and unlawfully recruits, transports, transfers, harbours or receives a child for the purpose of exploitation » — la ministre a énuméré la série de mesures prises par son ministère. Tous les cas allégués de trafic d’enfants, dit-elle, sont automatiquement référés à la police pour enquête criminelle ; un service de soutien et de protection est prodigué par la Child Development Unit (CDU) à travers les Child Protection Services de Vacoas de même que les Drop-in-Centres gérés par la Mauritius Family Planning and Welfare Association ; une hotline, le 113, est à la disposition du public pour rapporter tout cas de commercial sexual exploitation of children (CSEC) ; un service 24/24 est disponible ; son ministère travaille aussi en collaboration avec la Brigade pour la protection des mineurs et d’autres partenaires.
En outre, indique Mireille Martin, des mesures de prévention ont aussi été élaborées. Ainsi, en 2007, le gouvernement a lancé le Community Child Protection Programme qui a formé 15 430 personnes pour déceler et rapporter ces cas. En septembre 2010, 261 School child protection clubs ont été créés  la même année, 44 écoles de parents ont vu le jour. Depuis 2010, 95 personnes représentant divers ministères et organisations non-gouvernementales ont reçu une formation.
La ministre devait aussi citer la Child Protection Act (Amendment) 2005 qui prévoit de la servitude pénale allant jusqu’à 30 ans pour une personne trouvée coupable de trafic d’enfants et des programmes de sensibilisation à Maurice et Rodrigues.
Aux questions supplémentaires des députées du MMM Lysie Ribot, Françoise Labelle, Arianne Navarre-Marie et Josique Radegonde, portant sur une enquête pour déterminer la situation de la prostitution infantile, la ministre affirme que les Assises de la famille, annoncées par le ministre des Finances Xavier-Luc Duval, prendront en considération cet aspect également. Ces Assises se tiendront durant le premier trimestre de 2014. Répondant à une question de la députée du MSM Leela Devi Dookun, elle indique qu’un appel à propositions pour démarrer des études sur cet événement sera lancé au plus vite.
Le Drop-in-Centre de Grande-Rivière-Nord-Ouest n’est pas encore opérationnel à cause du litige qui oppose le gouvernement et les riverains dont Ledikasyon Pu Travayer (LPT). Et l’autre obstacle consiste à trouver une ONG locale ou internationale pour gérer le centre. Un troisième appel d’offre a été lancé en ce sens, souligne Mireille Martin, qui a aussi annoncé la préparation depuis 2010 du Children’s Bill.