Le travail a connu de véritables perturbations au Sir Seewoosagur Ramgoolam International Airport et dans le port en ce début d’année avec la présence du cyclone Bejisa dans les parages au cours des premières 48 heures de 2014. La fermeture de l’espace aérien de La Réunion en raison de la proximité du cyclone a eu pour conséquence directe que la compagnie aérienne nationale Air Mauritius a dû gérer un Backlog de quelque 3 000 passagers bloqués à Maurice alors que dans le port, des houles d’une hauteur supérieure à trois mètres cinquante en rade de Port-Louis font que le travail n’a repris normalement qu’avec le troisième shift d’hier soir.
Par contre, à l’aéroport de Plaisance, le personnel d’Air Mauritius et des autres services ont été sous pression depuis le début de l’année afin de gérer le flot de passagers affectés de loin ou de près par le passage de Bejisa. Ainsi, dès le 2 janvier, quand le pays était en alerte II, la compagnie aérienne avait pris la décision d’avancer plus tôt sur l’horaire le départ d’une série de vols.
Une fois cette contrainte réglée en étroite collaboration avec la mobilisation de tout le personnel, Air Mauritius a dû se préparer à affronter un autre problème majeur. Toujours ce même 2 janvier, tous les vols à destination de La Réunion ont été annulés avec la fermeture des aéroports de Saint-Denis et de Pierrefonds. Le bilan : 3 000 passagers sont restés bloqués à l’aller comme à l’arrivée.
Pour les premières 24 heures à partir du 3 janvier, avec la réouverture des aéroports de La Réunion, Air Mauritius a opéré 19 vols — transportant quelque 3 000 passagers —, soit six au départ le 3 et trois à l’arrivée le même jour et quatre au départ le 4 et six à l’arrivée, avec des avions atterrissant à partir de 3 heures du matin au Sir Seewoosagur Ramgoolam International Airport.
Dans le port, la situation était complètement différente avec la décision du Port Master d’évacuer tous les navires en rade depuis le 1er janvier pour des raisons de sécurité à l’approche du cyclone Bejisa. Ainsi, le Red Eagle, qui se trouvait à Port-Louis avec sa cargaison de produits pétroliers pour le compte de la State Trading Corporation n’a pu poursuivre ses opérations de débarquement.
Ce ne fut que dans la journée de samedi que le Red Eagle a pu revenir du côté d’Oil Jetty pour la reprise des opérations. La fin est prévue pour demain avec pour conséquence que la prochaine rotation du pétrolier de Mangalore à Port-Louis, prévue initialement pour la mi-janvier, sera réaménagée avec un délai d’au moins sept jours. Compte tenu du stock de produits pétroliers en ce début d’année, la STC ne prévoit pas de problèmes pour satisfaire la demande durant les trois premières semaines de janvier.
Les activités normales dans le port n’ont repris qu’avec le troisième shift d’hier en raison de l’état démonté de la mer et de la nécessité de remettre à jour les conditions de débarquement sur les quais. Des mesures de précaution et de vigilance sont également adoptées face au temps qui prévaut sur l’île.