Marie Catherine Curpanen, 43 ans, a été interceptée à l’aéroport international SSR, hier, avec plus de Rs 700 000 en devises étrangères dans ses bagages, alors qu’elle s’apprêtait à quitter Maurice. Cette habitante de Grand-Gaube est soupçonnée de convoyer cet argent, appartenant à un trafiquant de drogue de la capitale, jusqu’à Madagascar afin de le remettre à un contact. Elle nie toutefois ces accusations.
Depuis un certain temps, l’Anti Drug and Smuggling Unit (ADSU) est en présence d’informations indiquant que de grosses sommes d’argent, provenant du trafic de drogue, transitent par l’aéroport de Plaisance. Ce sont des personnes hors de tout soupçon, n’ayant jamais eu des démêlés avec la police dans le passé, qui sont recrutées par des trafiquants pour agir comme convoyeurs de fonds.
Les Casernes centrales ont sollicité la collaboration de la Mauritius Revenue Authority en vue de contrer de telles magouilles. Les hommes du Deputy commissioner of police (DCP) Choolun Bhojoo et du surintendant Sharir Azima ont récolté certaines informations en ce sens. Ils ont appris qu’un passager devait prendre l’avion pour Madagascar dimanche, avec en sa possession une forte somme d’argent, destinée à l’achat de drogue sur la Grande Île.
À l’aéroport SSR hier, les officiers ont été intrigués par le comportement de Marie Catherine Curpanen, une habitante de Grand-Gaube de 43 ans. Les douaniers ont procédé à une fouille de ses bagages et USD 20 000, en coupures de 100, 50, et 20, de même que 380 euros ont été découverts cachés dans des vêtements. Aussitôt alertée, la police a conduit cette femme de ménage aux Casernes centrales pour son interrogatoire. Au cours de cet exercice, elle a nié faire partie d’un réseau de trafic de drogue et n’a rien voulu révéler quant à la provenance des devises étrangères retrouvées en sa possession. Les billets saisis seront examinés pour déterminer s’ils ne contiennent pas des traces de drogue.
Les enquêteurs soupçonnent que la quadragénaire a été recrutée par des trafiquants opérant dans un faubourg de Port-Louis pour le compte d’un caïd, qui réside également dans cette région. Marie Catherine Curpanen a passé la nuit de dimanche en détention policière et devait être traduite au tribunal de Mahébourg aujourd’hui sous une accusation provisoire de blanchiment d’argent en provenance d’un trafic de drogue. Elle devra consigner sa version des faits en présence d’un avocat dans les prochains jours.