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  • Me Shakeel Mohamed, assigné comme témoin, dit « ne pas comprendre les raisons » pour lesquels il doit être auditionné dans le cadre de ce procès

Dans le procès intenté à l’ex-ministre de l’Environnement et député de la circonscription No 9, Raj Dayal, une nouvelle objection a été logée par son homme de loi, Me Ravi Rutnah. Ce dernier a indiqué qu’il objectait à la production des pièces à convictions en possession de l’Investigator Beeharry, de l’ICAC, qui concerne des enregistrements sonores des sorties publiques de Raj Dayal, récupérés auprès d’une radio privée, dans le but de faire la distinction avec la voix sur l’enregistrement sonore qui impliquerait l’ex-ministre dans une affaire de pot-de-vin.

Le procès de Raj Dayal a été marqué au début par une déclaration de Me Shakeel Mohamed, qui a été assigné à comparaître en cour hier mais qui n’a pas été entendu, tout comme les autres témoins appelés. Me Shakeel Mohamed a indiqué qu’il a été assigné à comparaître une seconde fois mais que sa présence sera requise pour une prochaine séance, ajoutant par ailleurs qu’il « n’a rien à voir avec cette affaire » car il n’a à aucun moment été appelé à donner de dépositions pendant l’enquête sur cette affaire. Il s’est ainsi interrogé sur les raisons pour lesquelles il doit être auditionné. Me Ravi Rutnah a répondu que l’homme de loi se trouve sur sa liste des témoins et qu’il demandera qu’il soit assigné à comparaître en temps voulu.

Le seul témoin appelé hier était l’Investigator Beeharry, de l’ICAC. Ce dernier devait produire 4 CD comprenant des enregistrements de la voix de Raj Dayal lors de sorties publiques, qui avait été récupérés auprès d’une radio privée. Cet exercice avait été préconisée car Raj Dayal avait refusé d’enregistrer sa voix pour la soumettre à l’ICAC afin que des experts puissent la comparer avec l’enregistrement sonore à l’origine de l’éclatement de l’affaire “bal kouler”.
Me Rutnah a objecté à la production de ces CD, avançant que ces pièces à convictions portent préjudice à son client car il n’a pas donné son consentement pour que ces enregistrements sonores soient utilisés. Me Medhaven Armoogum, du bureau du Directeur des poursuites publiques, a, lui, soutenu que ces CD sont pertinents et que ce sont des « preuves admissibles en cour ». Par ailleurs, la défense a aussi indiqué qu’il y aurait des documents manquants dans les “briefs” qu’elle a reçus, notamment l’exhibit register et des “diary book entries”. Me Medhaven Armoogum a répondu que si ces documents sont disponibles à l’ICAC, il fera le nécessaire pour les récupérer et les communiquer à la défense. Le procès reprendra le 14 février.