L’ancien ministre de l’Environnement et député de la circonscription No 9 (Flacq/Bon-Accueil), Raj Dayal, a comparu en Cour intermédiaire hier matin dans le cadre du procès qui lui est intenté pour « bribery by public official » sous l’article 4 (1) (a) (2) de la Prevention of Corruption Act (POCA). Me Gavin Glover, son avocat, a indiqué qu’il a reçu une lettre de la poursuite pour un demand of particulars sur les motions logées le 25 mai, notamment celles réclamant l’arrêt du procès.
Lors de la précédente séance devant les magistrats Vijay Appadoo et Niroshini Ramsoondar, Me Gavin Glover avait formulé trois motions en cour. Il réclame en premier lieu l’arrêt du procès contre son client pour abus de procédures. Dans sa deuxième motion, il a fait état d’un « trial by the press » contre son client, arguant que les couvertures médiatiques depuis l’éclatement de cette affaire lui ont causé préjudice et qu’il ne peut faire face à un procès équitable. Dans la troisième motion, il réclame que la poursuite lui communique la liste des documents et des pièces à conviction relatives à cette affaire. La poursuite a objecté aux deux premières motions. Me Glover, qui s’est adressé à la cour ce matin, a indiqué avoir reçu une lettre de la poursuite le 29 mai, lui demandant plus de précisions sur ces motions. Il a affirmé qu’il fera parvenir les particulars à la poursuite incessamment.
Par ailleurs, la poursuite, représentée par Me Medhaven Armoogum, n’a pas eu d’objection à ce que la liste des documents et des pièces à convictions qui seront versés au dossier soit communiquée à la défense. Il a indiqué qu’il fera le nécessaire au plus vite. Le procès a été ajourné au 16 juin, date à laquelle la poursuite viendra indiquer si elle est satisfaite des détails fournis par la défense.
Il est reproché à Raj Dayal d’avoir sollicité un pot-de-vin de Rs 1 million de l’homme d’affaires Patrick Soobhany le 26 mars à son bureau, à Port-Louis, pour l’achat de 50 “bal kouler” pour les célébrations de la fête Holi, en échange d’un permis EIA pour un projet de morcellement à Gros-Cailloux. Une bande sonore faisant état de cet « arrangement » entre l’homme d’affaires et Raj Dayal à son bureau avait été remise à l’ICAC. Raj Dayal a plaidé non-coupable.