Le député Raj Dayal se dit être en présence d’une lettre, qu’il a attribuée à « un officier du bureau du Directeur des Poursuites publiques » adressée au commissaire de police en 2016, estimant que l’Independent Commission Against Corruption (ICAC) et la police auraient dû enquêter sur des allégations de complot qu’il avait dénoncées lors de sa déposition “on camera” au Réduit Triangle et au Central CID dans l’affaire « bal kouler ». La lettre qui, selon lui, est datée du 22 avril 2016 fait référence à son cas de “conspiracy” (OB 277/16 CCID) où le bureau du DPP demande à la police de ne pas mener une enquête parallèle à ICAC sur l’affaire « bal kouler ». « C’est un abus de procédure », clame l’ex-ministre de l’Environnement face à la presse dimanche au bureau de l’avocat parlementaire Ravi Rutnah. Et d’ajouter : « I have reason to believe ki ICAC ek so ancien direkter general, inn fer so lanket sou presyon. Presyon la sorti de ban fors okult ek la mafia ki ti exister a sa lepok la ».

Cependant, il n’a pas donné de détail sur cette affirmation, se contentant de dire aux journalistes : « Vous allez tout savoir en temps et lieu ». Néanmoins, le député de la circonscription no. 10 Dayal souhaite savoir qui ferait partie de ce complot allégué. Il compte étudier avec ses avocats la marche à suivre et dit souhaiter une enquête sur ce document. « Mo byen soke par bann informasyon ki ena dessus ».

Sollicité par les médias présents pour donner plus de détails sur cette correspondance qu’il a lui-même qualifiée « d’anonyme », Raj Dayal est resté évasif. À noter que le procès que lui intente l’ICAC dans l’affaire « bal kouler » où il fait face à une accusation de “bribery by public official” reprend ce matin en Cour intermédiaire.