Diop Kondo Bhoyroo a comparu hier devant la cour intermédiaire pour répondre du délit de « using a firearm to resist arrest ». La poursuite a appelé plusieurs témoins à la barre, dont le Detective Inspector Omrawoo. Les débats ont tourné autour du fingerprint exercise. L’audition des témoins principaux commencera le vendredi 20 janvier devant le magistrat Raj Seebaluck siégeant en cour intermédiaire.
Diop Kondo Bhoyroo, qui répond d’une charge de « using a firearm to resist arrest », s’est présenté hier devant la cour intermédiaire sous la présidence du magistrat Raj Seebaluck. Mes Rex Stephen et Ashwin Kandhai paraissent pour la défense. La poursuite est représentée par le State Counsel Me Madeven Armoogum.
La poursuite a entendu hier plusieurs témoins, dont le sub-inspector Pawoodayal, qui était sur les lieux le 31 octobre 2008 avec d’autres policiers pour examiner le « locus ». Lors de l’exercice du contre-interrogatoire, Me Rex Stephen a demandé au policier pourquoi il a écrit un statement un an après les événements allégués. Et l’officier de répondre qu’il l’avait écrit dès qu’il a reçu les photos. Le policier a soutenu qu’il y avait des traces de sang sur le sol.
Le Detective Inspector (DI) Omrawoo de la Criminal Investigation Division (CID) de Savanne a assisté à la reconstitution des faits avec le chef inspecteur Hector Tuyau le 29 novembre 2008. Les pièces à conviction lui ont été remises par le sergent Beesoo. « When an exhibit is secured…  Care is taken not to affect its prosecutional value right ? » lui a demandé Me Rex Stephen. Il a aussi été question d’un constable Jerry Léonore qui aurait tiré sur l’accusé durant l’exercice. Il n’y aurait pas eu de fingerprint exercise sur le revolver.
Me Stephen : When you met accused at La Bastille on 2 September 2009, did you inform him that you wanted to take his fingerprints ?
DI Omrawoo : Yes.
Me Stephen : Did you write it down somewhere ?
DI Omrawoo : Yes.
Après avoir cherché dans ses statements, le DI Omrawoo change d’avis et soutient qu’il ne l’a finalement pas écrit. Me Stephen a alors rétorqué que « you didn’t record it because you didn’t ask him ». Les avocats de la défense ont donc demandé l’ajournement de la session pour que les témoins présents sur les lieux au moment de l’arrestation déposent le même jour. Le magistrat Raj Seebaluck a fixé la prochaine audition au vendredi 20 janvier.
Diop Kondo Bhoyroo ainsi que son frère Yannick Dingaan Bhoyroo ont été innocentés sous la charge de séquestration et deux chefs d’accusation de wounds and blows sur Jeff Norbert Euphigène le 12 avril. Le témoin principal et présumée victime s’était désisté, soutenant qu’il avait tout oublié et qu’il suit des traitements psychiatriques à la Prison centrale de Beau-Bassin depuis plusieurs années.
Les deux frères sont de nouveau acquittés le 31 mai, cette fois par le magistrat Azam Neerooa. La cour a statué que Johnny Christophe Antoinette, la victime présumée, n’était pas un témoin fiable. Diop Bhoyroo était accusé sous quatre charges : (1) possession of a firearm without a licence, (2) possession of ammunitions without a licence, (3) sequestration et (4) assault. Huit personnes étaient au banc des accusés.