Siddick Chady soutient notamment dans ses 12 points d’appel que l’acte de corruption n’a pas été prouvé, et ce tandis que Prakash Maunthrooa estime, lui, que la sentence est « disproportionnée »

Après avoir été tous deux condamnés à neuf mois de prison dans l’affaire Boskalis, Siddick Chady et Prakash Maunthrooa, par le biais de leurs avocats, n’ont pas tardé à loger leurs points d’appel pour contester le jugement de la Cour intermédiaire, rendu le 13 novembre, et la sentence qui leur a été imposée par la suite. Ils ne seront ainsi pas conduits en prison, la sentence étant suspendue en attendant les conclusions de la Cour suprême. Siddick Chady, dans ses 12 points d’appel, revient notamment sur les circonstances concernant la somme de 25 000 euros créditée sur le compte de Gilbert Philippe. Prakash Maunthrooa soutient, lui, qu’il n’a pas été démontré qu’il y a eu « participation intentionnelle » de sa part.

La magistrate Wendy Rangan a estimé qu’une peine de prison était une sanction appropriée dans le cas de Siddick Chady et Prakash Maunthrooa, reconnus coupables respectivement de “public official using office for gratification” et de “aiding and abetting the author of a crime” sous la PoCA. Elle a fait état dans son verdict d’un délit grave, soit celui de corruption, rappelant les postes à responsabilités des deux hommes, notamment de Siddick Chady, qui était Chairman de la MPA.

Après la sentence de 9 mois de prison infligée, les deux hommes ont donné avis d’appel. Ils restent ainsi en liberté en attendant les conclusions de la Cour suprême. Dans ses 12 points d’appel, rédigés par l’avoué Said Baichoo, Siddick Chady revient longuement sur la somme de 25 000 euros versée sur le compte bancaire de Gilbert Philippe à Singapour, avançant que la magistrate « a été mal avisée en trouvant coupable l’appelant uniquement sur les allégations de Gilbert Philippe ». Siddick Chady avance notamment que les allégations de Gilbert Philippe ont été formulées pendant l’enquête policière et que « la cour a trouvé que les preuves présentées par les officiers de police sont contradictoires en ce qui concerne les e-mails et les relevés bancaires ». Dans le document est aussi mentionné qu’il y a eu « de nombreuses incohérences » dans la démarche de Gilbert Philippe, qui avait soutenu que la somme créditée était le remboursement d’un prêt, pour, par la suite, décider de coopérer, une fois l’immunité obtenue, en donnant des preuves à charge contre Siddick Chady et en donnant la somme d’argent à l’Asset Recovery Unit.

Pour Siddick Chady, il n’y a « aucune preuve concrète » qu’il a obtenu un prêt de Gilbert Philippe ou qu’il a donné des instructions à la firme Boskalis de créditer le compte de ce dernier. Siddick Chady soutient aussi que ses droits constitutionnels pour un procès juste et dans un délai raisonnable « n’ont pas été respectés », ajoutant que le chef d’accusation est ambigu et ne démontre « aucun délit connu en loi », ou encore que les preuves ne démontrent aucun acte de corruption comme défini sous l’article 2 de la PoCA.
Prakash Maunthrooa a quant à lui logé trois points d’appel pour contester le jugement et la condamnation qui lui a été infligé par la Cour intermédiaire. Il avance notamment que la magistrate a failli en arrivant à la conclusion qu’il y avait des preuves indirectes démontrant sa « participation intentionnelle » dans ce cas de corruption. Prakash Maunthrooa soutient de fait que la sentence imposée par la magistrate est « disproportionnée au vu des circonstances entourant cette affaire ».

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