Le second procès dans l’affaire Boskalis, logé par le DPP contre l’ancien ministre travailliste et également ancien président de la Mauritius Ports Authority, Siddick Chady, et l’ancien directeur du même organisme et qui est devenu un des dirigeants du MSM, Prakash Maunthrooa, a été appelé ce matin en Cour intermédiaire, lors d’une session des Formal matters. La magistrate Véronique Kwok, qui préside cette cour, a demandé aux accusés et à leurs avocats de se présenter en cour dans l’après-midi à 14 heures.
Me Said Toorbuth, avocat de l’accusé N°1, était présent, mais pas Me Roshi Bhadain, qui assure la défense de l’accusé N° 2. Il était pris au tribunal de Curepipe. Me Toorbuth a soumis à la cour les dates communes choisies par les deux hommes de loi.
La magistrate, constatant que les dates (les 22, 24 et 30 avril) ne se situaient pas au début de ce mois-là, s’est enquise de l’absence en cour de Me Bhadain. Son client a indiqué qu’il se trouvait en cour de Curepipe. Mme Kwok a fait comprendre qu’elle souhaitait que cette affaire soit prise dans les meilleurs délais, étant donné qu’elle remonte à 2006.
« If the Court decides to fix the hearing earlier, that will help me in asking for other dates for the cases which have already been fixed for early in April », a expliqué Me Toorbuth. Finalement, il a été décidé qu’il est préférable d’attendre que Me Bhadain soit présent en Cour, d’où la convocation des parties pour cet après-midi.
Rappelons que Siddick Chady est poursuivi, comme nous l’avons rapporté dans notre édition d’hier, sous l’article 7 de la PoCA. Cet article, qui traite du délit de « Public official using his office for gratification », stipule que « 1) Subject to subsection (3), any public official who makes use of his office or position for a gratification for himself or another person shall commit an offence and shall, on conviction, be liable to penal servitude for a term not exceeding 10 years ». Selon l’accusation, si Siddick Chady est poursuivi en tant que Public official using his office for gratification, Prakash Maunthrooa est considéré comme complice du premier nommé.
Boskalis, rappelons-le, avait obtenu le contrat pour effectuer des travaux de dragage du Canal Anglais. Toujours d’après l’accusation, un pot-de-vin d’un montant de Rs 30 millions aurait été offert.