Siddick Chady et Prakash Maunthrooa en cour intermédiaire
  • La magistrate prononcera son verdict le 13 novembre

Siddick Chady et Prakash Maunthrooa prendront connaissance du verdict de la Cour intermédiaire dans le procès qui leur est intenté dans l’affaire Boskalis le 13 novembre. Lors de la plaidoirie de Me Nadeem Allyboccus, qui défend Prakash Maunthrooa, accusé d’entente délictueuse en Cour intermédiaire après le contrat obtenu par Boskalis Inernational Bv pour le dragage du port en 2006, l’avocat devait soutenir que les charges retenues contre Prakash Maunthrooa dans ce procès « sont défectueuses », étant selon lui « vagues » et ne présentant pas en détail le délit qu’il aurait commis.

Les réquisitoires et plaidoiries des avocats de la poursuite et de la défense sont clos après toute une semaine à tenter de prouver, pour la poursuite, que les accusés Siddick Chady et Prakash Maunthrooa ont commis un délit en négociant avec la firme Boskalis pour obtenir des bénéfices et, pour les avocats de la défense, qu’il n’y a aucune preuve d’acte frauduleux commis par les deux accusés. Pour la défense de Prakash Maunthrooa, c’est Me Nadeem Allyboccus qui a procédé aux plaidoiries. Il avance déjà que les charges retenues contre Prakash Maunthrooa ne sont pas assez précises pour avancer ainsi que la poursuite n’a pu établir le délit qu’aurait commis Prakash Maunthrooa. « There is no link of a mutual agreement between Siddick Chady and Prakash Maunthrooa to commit a conspiracy », devait avancer l’homme de loi, pour conclure que les charges sont « défectueuses ».

Me Allyboccus est allé plus loin en avançant qu’il « n’y a pas une once de preuve » contre Prakash Maunthrooa. « Vingt-huit suspects ont été interrogés et personne n’a mentionné son nom… Lors du procès, on n’a pas entendu un témoignage prouvant qu’une influence a été exercée pour favoriser Boskalis pour l’obtention du contrat. Il n’y a aucune preuve d’une quelconque activité illégale commise. C’est uniquement ce qu’affirment la police et le bureau du DPP ! »

L’avocat de Prakash Maunthrooa évoque aussi le fait que les documents recueillis par le témoin Antonius Theodorus De Goede, soit des e-mails retrouvés dans les archives de la firme Boskalis, sont des copies, ajoutant que « l’authenticité de ses documents » n’a pu être testée. « Nous ne savons pas qu’elle est la source de ces e-mails. Si, comme le soutient la poursuite, la firme Boskalis coopérait avec la police, pourquoi n’avoir pas demandé à obtenir la source des documents ? » s’est interrogé Me Nadeem Allyboccus.
L’homme de loi a aussi déploré le terme employé par la poursuite selon lequel les deux accusés sont des « professional criminals », indiquant que « ce ne sont pas des mots d’impartialité », rappelant en outre que cela va à l’encontre du rôle d’un procureur, « qui se doit d’être juste et impartial, et de ne pas chercher à tout prix une condamnation ».
Après un droit de réponse de Me Rashid Ahmine après la fin des plaidoiries des avocats de la défense, la magistrate Wendy Rangan a fixé la date du jugement au 13 novembre.