La motion de Prakash Maunthoora demandant l’annulation de son accusation provisoire dans l’affaire Boskalis a été débattue hier en cour de Port-Louis. La poursuite a contesté cette demande et la magistrate Ranjeeta Rajkumarsing rendra son jugement le 26 juillet.
Les enquêteurs du Central Criminal Investigation Department suspecte Prakash Maunthoora d’avoir aidé autrui à commettre un délit criminel (« aiding and abeiting the author of a crime »). Selon l’acte de l’accusation provisoire logée contre l’ancien directeur de la Mauritius Ports Authority (MPA), il aurait apporté son soutien à Siddick Chady pour empocher les USD 30 000 offerts à celui-ci par la firme hollandaise Boskalis. Le suspect a quitté ses fonctions en 1998 alors que M. Chady était président de l’organisme à l’époque où le délit allégué aurait été commis, soit en 2006.
Présentant la motion hier, Me Roshi Bhadain a été autorisé à interroger son client à la suite d’un ruling rendu en ce sens par la magistrate qui a rejeté l’objection de Me Shakeel Bhoyroo, State Counsel. Il s’est élevé contre le fait que, selon la poursuite, Prakash Maunthoora est provisoirement accusé en vertu de l’article 109 du Code pénal, alors que le délit allégué, qui implique le blanchiment d’argent, relève de l’article 4 de la Financial Intelligence and Anti Money Laundering Act (FIAMLA). Me Bhoyroo a pour sa part justifié le recours de la poursuite au Code pénal pour accuser provisoirement le suspect.