La Bramer Banking Corporation a demandé une injonction interlocutoire contre les suspects dans l’affaire de fraude de Rs 80 millions impliquant deux de leurs anciens employés. La Cour suprême a accepté cette demande qui autorise entre autres, le gel des comptes des suspects.
La Cour suprême a accordé une injonction interlocutoire à la Bramer Banking Corporation à l’encontre de 33 individus et entreprises dans l’affaire de fraude sur des comptes offshore de la compagnie. Cette injonction qui ordonne le gel des comptes bancaires de ces personnes, bloque toute vente des propriétés et actifs des suspects.
La cour a également autorisé une hypothèque judiciaire sur plusieurs propriétés situées à Circonstance, St-Pierre, St-Antoine et Goodlands ainsi qu’une saisie conservatoire sur les mobiliers des suspects et sur six véhicules.
La Bramer Bank a affirmé dans un communiqué que les deux cambistes impliqués dans cette affaire ne doivent pas dresser un tableau noir sur la compagnie et le travail accompli par l’équipe de la banque.
La Bramer Bank a tenu à dire qu’elle collabore entièrement avec les enquêteurs afin que les responsables des irrégularités dont elle est victime, soient traduits devant la justice. La Bramer Bank tient également à garantir à ses clients et ses actionnaires que toutes les mesures adéquates seront prises pour chercher réparation, comme dans le cas présent, de tout préjudice qu’elle pourrait subir suite à cette affaire. La banque a indiqué que ses activités bancaires n’ont pas été affectées par cet incident.
Rappelons que Younousse Mohammad Katoaroo, banquier de 24 ans et habitant Saint-Pierre, était l’un des responsables des comptes offshore à la Bramer Banking Corporation Ltd. Il aurait profité des « failles » dans le système de la banque pour faire plusieurs transferts de quelque Rs 80M. Celui-ci, défendu par Mes Rama Valayden et Rouben Mooroongapillay, a obtenu la liberté conditionnelle par la senior magistrate Meenakshi Gayan-Jaulimsing. Les conditions imposées sont deux cautions de Rs 350 000 et une reconnaissance de dettes de Rs 2 M.