L’ancien Managing Director de la State Investment Corporation (SIC), Iqbal Mallam-Hasham, ne fait plus l’objet d’accusations provisoires en cour de Rose-Hill. La magistrate Doorgeshnee Dinya-Mooloo a abandonné les deux accusations retenues contre lui dans l’affaire Bramer House sur avis du DPP. Désormais lavé de tout soupçon, il soutient que l’ICAC « a fait fausse route dès le début ».
Iqbal Mallam-Hasham faisait l’objet de deux accusations provisoires en cour de Rose-Hill, abus dans l’exercice de ses fonctions et blanchiment d’argent. Il lui était reproché d’avoir usé de sa position pour l’achat d’un étage et d’un espace bureau d’un montant de Rs 105 M à la compagnie Ottoman Capital Ltd, pour l’acquisition de 392 mètres carrés au rez-de-chaussée et 1 090 mètres carrés au 11e étage de la Bramer House à la Cybercité d’Ébène.
Lors de l’appel de l’affaire hier après-midi devant la magistrate Dinya-Mooloo, Me Homanaden Ponen, avocat de l’ICAC, a fait une déclaration en cour. Ce dernier a indiqué, selon les instructions de Me Denis Mootoo du Bureau du Directeur des poursuites publiques (DPP), qu’il n’avait aucune objection à ce que les charges provisoires retenues contre Iqbal Mallam-Hasham soient rayées. La magistrate a accédé à cette demande et l’ordre d’interdiction de voyager qui pesait sur lui a automatiquement été enlevé.
Me Shakeel Mohamed, qui l’a représenté lors de sa comparution en cour hier, s’est félicité de la décision du DPP de ne pas aller de l’avant dans cette affaire. « La justice a primé. Le DPP, après avoir analysé ce dossier, est arrivé aux bonnes conclusions. Mon client a ainsi été blanchi ». Iqbal Mallam-Hasham, qui a accueilli ce dénouement avec beaucoup d’émotion, ne compte pas en rester là. « J’ai une pensée pour ma femme et pour mes trois enfants qui ont fait l’objet d’invectives et d’humiliations. Ils ont fait leurs études dans des conditions extrêmement pénibles ». Il soutient que ces accusations contre lui « étaient une histoire montée de toutes pièces » et que « le bon sens l’a emporté ». Le DPP, dit-il, a bien joué son rôle de « régulateur » et il déplore « les nombreuses victimes de l’affaire BAI, emportées par la vague politique ». Son souhait désormais est de rencontrer le directeur de l’ICAC « pour montrer comment ces institutions ont fait fausse route. Je voudrais le faire au nom de l’intérêt public, en tant que simple citoyen ». Il a annoncé qu’il compte organiser une conférence de presse bientôt « pour relancer les débats sur le système des charges provisoires » et aussi pour « démontrer comment certaines institutions fonctionnent pendant l’enquête ». Pour lui, « il est important que l’ICAC fasse son mea culpa ».