Le doute n’est plus permis dans les ramifications entre le Mauritius Turf Club, le Chief Stipe, Ian Patersion et Winsy Buttié, qui est éclaboussée dans le sillage du saga Appavoo – Buttié autour d’une fraude alléguée de Rs 104 millions. Cette affaire qui a tiré dans son sillage les relations de la Lady du MTC avec les différentes sphères du Champ de Mars, en particulier l’utilisation de l’argent qui aurait été détourné pour l’achat des chevaux, ne nous étonne pas à la rédaction sportive de Week-End. Si certains de nos confrères semblent avoir maintenant découvert « l’Amérique lor map» et qui tentent toujours maladroitement de noyer le poisson. Il est important, ici, que nous «set the records right». Car depuis le 8 septembre 2013, Week-End n’a pas cessé de dénoncer jusqu’à ce jour cette ‘mastodonte’ affaire. Une affaire qui semble-t-il aurait fait fuir hier du Champ de Mars trois administrateurs, alors que le président Gilbert Merven s’est confié dans la fraîcheur de sa loge réservée et a forcé Ian Paterson à être accompagné de son assistant, Samraj Mahadia, à chaque fois qu’il a pointé le nez hors de la chambre des commissaires des courses.
Le doute n’est désormais plus permis sur le fait que la saga Appavoo-Buttié et le grand déballage qui se fait actuellement agacent  au plus haut point le MTC. Le fait  même que presque 10 mois après les faits, le Général Manager du MTC est venu dire sous serment, la semaine d’avant dans le sillage de l’affaire Arena-Saziwayo devant une cour de justice, que la présence du Ian Paterson, alors Director of Racing du MTC, dans une fête organisée par des propriétaires de chevaux en présence des jockeys et des bookmakers, ne donne pas une bonne image aux courses a mis le feu aux poudres à la rue Eugène Laurent.
Pour preuve, le comportement de Ian Paterson mardi dernier à l’égard de l’homme de loi, qui est aussi membre du MTC et défenseur du jockey Gregorio Arena– celui par qui le scandale est arrivé–n’est pas étranger à la situation à fleur de peau au MTC. Désormais, il est clair comme l’eau de roche pour les administrateurs du MTC qu’il est important de tout mettre en oeuvre pour sauver le soldat Paterson, même au détriment de Benoit Halbwachs. Après ces propos en cour et sous serment, le Général Manager du MTC s’est visiblement mis dans une situation de porte-à-faux vis-à-vis le board des administrateurs, qui, il faut le rappeler, n’a pas abandonné l’idée — malgré les assurances données ici et là — de remplacer Benoit Halbwachs par Ian Paterson.
Le plan de machiavel est encore d’actualité, sauf que sa mise en place prend du temps. Et l’incident de samedi dernier où un consultant-sportif et employé à la MCB a traité le GM du MTC de «liar et connard» ne serait pas un fait du hasard. Ni n’est  un hasard  la lenteur avec laquelle le rapport qu’a fait Benoit Halbwachs sur ces incidents est traité par le Chief Stipe et est une autre explication de la pression que certains au MTC cherchent à imposer sur le GM.
Les évènements à venir sur ce dossier, y compris sur la personne dont Winsy Buttié était le comptable personnel  feront certainement coulé beaucoup d’encre. A Week-End depuis septembre 2013, soit par le biais d’une série d’articles entre le 9 septembre et le 13 octobre nous avons démontré preuve à l’appui les liens étroits entre les Buttié, Ian Paterson et certains au MTC