Dans le cadre de l’affaire de la chambre 216, la magistrate Véronique Kwok Yin Siong Yen, présidente de l’instance criminelle de la Cour intermédiaire, a dans son ruling ce matin donné gain de cause à la défense. Ainsi, le père de la jeune fille qui, selon la poursuite, a été « abducted » par le leader du Front Solidarité Mauricien (FSM), ne pourra être appelé à la barre des témoins.
Cehl Meeah répond d’une charge d’abducting child sous les articles 13C 1 (a) et 13C (3) de la Child Protection Act. Le leader du FSM a plaidé non coupable à l’accusation et a retenu les services de Mes Raouf Gulbul, Ally Meeajun et Anissah Subratty. La poursuite est, elle, représentée par les State Counsel Mes Abdool Raheem Tajoodeen et Soonildutt Thannoo.
Lors de la précédente audience, deux policiers ont déposé. Le Police Sergeant (PS) Narain, posté à Trou-aux-Biches, a affirmé que Raffick Goolfee n’était pas présent quand il a consigné la déposition du déclarant, Abdool C., père de la mineure. Version qui a été soutenue par le Police Constable (PC) Roopchand qui a pris la déposition d’Abdool C. à la Criminal Investigation Division (CID) de Piton, avant que l’affaire ne soit confiée au Central Criminal Investigation Department (CCID).
De son côté, Abdool C. a dit qu’il avait autorisé sa fille de 16 ans à se rendre pendant quelques jours à l’hôtel Victoria car elle aurait fait trois tentatives de suicide — elle aurait avalé de l’eau de javel en deux occasions.
S’expliquant à son tour, Cehl Meeah, qui déclare avoir déboursé Rs 11 000 pour deux nuits dans cet hôtel, a soutenu qu’il ne s’est rien passé entre la jeune fille et lui et qu’il n’est pas resté là-bas (à l’hôtel). « Nou finn fini par aksepte. » Dans sa déposition Cehl Meeah se défend : « An mo kalite de chef relizie mo ti bizin anpess li suicidé… Mett li a labri… Ant mwa ek papa-la pena nanie, o contrer li finn remersie mwa. »
Le procès reprendra le 25 juillet.