L’affaire du « chemin commun » à Mon-Choisy a été entendue en chambre hier devant le juge Eddy Balancy. Des arguments écrits devraient être envoyés au magistrat durant la semaine si les parties ne s’entendent pas. La partie plaignante souhaite que l’ordre intérimaire devienne interlocutoire. L’affaire reprendra le 17.
Les trois plaignantes – Asif Beebeejaun, James Kirk Jandoo et Marieline Dusreisseix –, représentés par Me Siddhartha Hawoldar (avocat), assisté de Me Sunil Lutchumun (avoué), avaient demandé une injonction au nom des habitants du morcellement Mon-Choisy pour arrêter les travaux d’agrandissement de la voie communément appelée « chemin commun » entrepris par Seayu Ltd. En chambre, les hommes de loi des plaignants ont prévenu hier le juge Eddy Balancy et les parties défenderesses de leur intention d’argumenter pour obtenir un ordre intérimaire. Si aucun accord n’est trouvé durant la semaine entre les parties adverses, les hommes de loi des plaignants déposeront des written submissions devant le juge. Ils se présenteront de nouveau en chambre le vendredi 17.
Le projet d’agrandissement de la route serait une décision prise par le conseil des ministres le 8 octobre 2010 pour faciliter le trafic. Les habitants avaient alors aussi déploré l’abattage de 24 flamboyants vieux de 50 ans pendant les travaux. Les plaignants estiment que la déviation de ladite route restreindra l’accès à la plage publique.
Les défendeurs sont notamment Seayu Ltd, Krishna Dwarka Associates (à l’origine des travaux), le chef de cabinet du ministère du Logement, le chef de cabinet du ministère du Tourisme, le commissaire de police et des Terres et le conseil des districts Pamplemousses / Rivière-du-Rempart. Seayu Ltd et Krishna Dwarka Associates Ltd sont défendus par sir Hamid Moolan et Me Brian Glover, assisté par l’avoué Me Jaykur Gajudhar. Mes Devi Gunesh Balaghee (Assistant Parliamentary Counsel) et Carole Green Jokhoo (Principal State Counsel) assurent quant à eux les intérêts des défendeurs du secteur public.