Environ 48 heures après la découverte macabre du cadavre de Chundun Seetah (44 ans), étripé à son domicile à Sébastopol, de nouveaux éléments compromettants pour le présumé meurtrier Anwar Ramnauth sont apportés à l’enquête policière. Le suspect, qui nie en bloc son implication, sera très bientôt confronté à des accusations portant sur les altercations entre la victime et lui les jours précédant le meurtre ainsi que sur sa fuite du village dans la soirée de dimanche, après l’agression.
Les limiers de la Major Crime Investigation Team (MCIT), travaillant en étroite collaboration avec ceux de la Criminal Investigation Division (CID) de la région est, tentent actuellement de confirmer les informations quant à la disparition du suspect dans la région de Sébastopol après le meurtre. Les informations disponibles de sources policières indiquent qu’Anwar Ramnauth aurait pris la fuite et se serait ensuite planqué chez une connaissance dans la région de Port-Louis. Ce matin, les enquêteurs étaient à pied d’oeuvre en vue de recueillir un maximum d’informations à ce sujet pour éventuellement confronter le suspect à ces indications. Toutefois, Anwar Ramnauth a regagné Sébastopol dans le courant de la semaine, où il a été appréhendé par la police.
L’autre élément compromettant pour le suspect a été fourni par des habitants de la région aux enquêteurs hier. En effet, des voisins de Chundun Seetah, qui faisait chambre à part avec son épouse, ont fait comprendre que quelques jours avant le meurtre ils ont dû intervenir à deux reprises dans des bagarres entre le défunt et son ancien compagnon de beuverie. Après avoir entendu les versions concordantes des habitants, la police devrait consigner les déclarations en vue de confronter formellement le suspect à ces allégations.
Les sources approchées indiquent qu’à ce stade de l’enquête, le différend entre les deux hommes et les altercations physiques peuvent constituer un motif crédible pour le meurtre du maçon. Cependant les limiers de la MCIT et de la CID n’ont pas encore établi l’origine du conflit entraînant la détérioration des relations entre ces deux habitants de Sébastopol. En parallèle, les enquêteurs tentent toujours de retrouver l’arme utilisée pour infliger de profondes lacérations au corps de la victime avant que sa soeur Kheeroolee Buruth ne découvre son cadavre le jour de la fête Raksha Bandhan.
De son côté, Anwar Ramnauth, qui a comparu devant le tribunal de Flacq hier pour son chef d’accusation provisoire, s’évertue à rejeter les accusations portées contre lui. Depuis le départ il a nié toute responsabilité dans ce meurtre en maintenant que dimanche il ne se trouvait pas au domicile de la victime, contredisant ainsi les informations de la police quant à sa présence sur les lieux. L’enquête se poursuit.