Nous n’évoquerons pas dans ces colonnes les tribulations flexibles de Paul et d’Anerood. Ni ne ferons-nous écho aux mauvaises langues qui anticipent une trahison entre les deux pépères, au profit de Navin. Qui, selon les langues bien pendues, s’est illustré dans la “mise en sirop” de ses adversaires. On prétend qu’au moindre claquement de doigt du sirupeux leader, Paul pourrait envoyer valser son partenaire historique sur les roses, malgré la piété de leurs voeux renouvelés d’alliance, que l’on jure d’une solidité inébranlable. Une promesse toute politicienne ?
Notre politique mauricienne est comme une comédie de boulevard. On la réduirait volontiers à un chassé-croisé entre le mari, la femme et l’amant planqué dans le placard (avec les squelettes). Un petit manège à trois, effectué pour le plus grand divertissement du public, friand de dénouements inattendus. Ce spectateur est bien servi par les protagonistes de notre scène politique. Il s’amuse, se passionne de leurs tirades, lancées à la cantonade, sans s’apercevoir que ces messieurs badinent, et se jouent de l’avenir du peuple.
La comédie ne fait que commencer ! Nous aurons assurément l’occasion de revenir sur les fanfaronnades de ces braves. Faisons-leur confiance pour nous donner matière à rire ou à nous indigner…
C’est une affaire de coeur d’une tout autre nature que je souhaite partager avec vous. J’ai lu dans un canard que les couples d’aujourd’hui ont du mal à s’engager. On vit dans une société où l’amour serait un produit de consommation. Où sont allégrement confondus l’amour-passion des premiers temps et l’amour qui se cultive dans le temps. Mais prendre la décision d’engagement n’est pas une mince affaire.
Selon des conseillers conjugaux, “mettre un sérieux” s’avère un frein pour les couples papillonnants. La fidélité jusqu’à ce que mort s’ensuive, vivre ensemble pour toujours, cela foutrait les jetons à plus d’un. On s’apercevra aussi que l’amour est fragile, comme une flamme à entretenir perpétuellement. Contracter une alliance, c’est tout faire pour que ça marche. Être à l’écoute de l’autre et dialoguer. Sauf que les jeunes gens ont peur de l’avenir !
La jeunesse est inquiète. Elle songe légitimement à dégotter un job, et entreprend des années d’études pour cela. Or, ces études universitaires dispensées par pléthore d’établissements qui champignonnent çà et là, ne sont aujourd’hui nullement une garantie d’emploi. Voilà de quoi générer une génération d’angoissés. Ne parlons pas des emplois précaires ou instables proposés aux nouveaux venus sur le marché. C’est une autre histoire…