Le Board d’appel composé de Me Robin Ramburn (Chairmain), Me Feroz Abdoolah, Gilles Etienne, Franzo Merven et Patrick Pougnet a entendu l’appel de Ricky Maingard contre son amende de Rs 125 000. Après avoir entendu les parties concernées, le board a «annulé» la sanction prise à l’encontre de l’entraîneur et ordonné une enquête « de novo » devant un nouveau board de commissaires de course.
Tout porte à croire que les responsabilités de l’entraîneur Ricky Maingard n’ont pu être prouvées dans cette affaire, d’où « The appeal allowed but a de novo enquiry ordered ».
On se souvient que des traces d’un produit prohibé (Deco Durabolin) furent découvertes dans le système de Day Of Reckoning suite à une prise d’urine effectuée après sa course victorieuse du 6 octobre 2012. Il fut en conséquence disqualifié au profit de Shakleton, qui était arrivé deuxième.
Selon Me Rishi Persun, le représentant légal de Ricky Maingard, les commissaires de courses du MTC n’ont pu établir avec certitude — beyond any reasonable doubt — le lieu où la substance prohibée avait été administrée au cheval. De ce fait, l’accusation ne pouvait être maintenue. Les commissaires de courses, représentés par Stéphane de Chalain qui était assisté de Me Jaykar Gujadhur furent dans l’obligation de se consulter lorsque ce point de droit fut soulevé par la défense de Ricky Maingard. Ainsi, le chairman Me Robin Ramburn, leva la sanction qui pesait sur l’entraîneur incriminé et les frais de l’appel lui furent remboursés.
Me Robin Ramburn a toutefois tenu à faire ressortir que c’est dans l’intérêt du MTC et des turfistes en général qu’on doit faire la lumière sur cette sombre affaire. C’est dans ce sens qu’un procès de novo a été ordonné. Cependant, de nouveaux enquêteurs devront faire partie du panel.  
Il faut savoir qu’un procès de novo est la reprise d’une enquête déjà instruite, soit parce que le premier procès est entaché d’une irrégularité, soit parce que l’appel a été accepté. L’enquête doit recommencer à zéro et le procès de novo permet, entre autres, de recevoir, lors de l’audition, une preuve totalement différente de celle entendue en première instance. Les RS pourront aussi considérer de nouveaux éléments de preuve pour rendre leur décision.
On ne sait toutefois quand cette nouvelle enquête aura lieu.