L’ex-Premier ministre Navin Ramgoolam saura, ce 28 août, s’il fera ou non l’objet d’une charge formelle de blanchiment d’argent dans le cadre de la saisie de Rs 220 millions dans ses coffres à Riverwalk. La magistrate Meenakshi Bhogun rendra sa décision en cour de Curepipe. Le concept de la charge provisoire a été au centre des débats lors de l’audience du 19 juillet dernier. Si la poursuite, représentée par Me Denis Mootoo, soutient que les procédures ne permettent pas à une cour de rayer des charges provisoires, Me Gavin Glover a rappelé, lui, qu’une cour de justice « est la seule garante du droit à la liberté d’un individu » et est habilitée à se prononcer sur quelconque décision dans une affaire. Me Gavin Glover avait réitéré sa demande pour que la charge provisoire de blanchiment d’argent retenue contre son client soit rayée en cour de Curepipe après que la poursuite a demandé trois mois supplémentaires pour obtenir une réponse en vue d’une « Mutual Legal Assistance » avant de loger une charge formelle contre Navin Ramgoolam. En deux ans, sur les 12 accusations provisoires logées contre Navin Ramgoolam, dix ont été rayées.