Le Professeur Donald Ah Chuen, président du conseil d’administration de la Tertiary Education Commission (TEC), s’est brièvement exprimé sur l’affaire DY Patil lors d’une conférence à l’hôtel Maritim ce matin. Il a avancé que l’instance régulatrice est actuellement à la recherche d’une personne compétente pour diriger le Fact Finding Committee sur les pratiques au DY Patil Medical College.
« La TEC a bon dos. » C’est ainsi que le Professeur Donald Ah Chuen, président de la TEC, a ouvert la parenthèse sur l’affaire DY Patil ce matin, lors de l’ouverture d’un atelier de travail sur le Open Educational Resources (OER) Policy à mettre en place dans le cadre de l’éducation à distance.
Interrogé par les membres de la presse présents, le Professeur Ah Chuen a rappelé qu’un Fact Finding Committee sera institué et qu’il ne compte pas faire de commentaires qui compromettraient les travaux de cette instance. Quant à savoir quand ce comité commencera son travail, le président de la TEC a précisé : « Nous sommes à la recherche d’une personne compétente, cela ne se fait pas du jour au lendemain. Mais le comité sera institué au plus vite. »
À une question du Mauricien s’il était au courant de la situation au DY Patil Medical College avant que le scandale n’éclate, le Prof Ah Chuen a une nouvelle fois déclaré qu’il ne peut compromettre les travaux du comité. Quant à savoir si la TEC, en tant qu’instance régulatrice, ne procède pas au monitoring des institutions pour déterminer si les règlements sont respectés ou non, notre interlocuteur déclare : « Il y a eu un International Monitoring Committee. »
Concernant les cours qui se poursuivent au DY Patil en dépit du scandale, le Professeur Ah Chuen a souligné : « On ne peut suspendre les cours. Ce ne serait pas responsable de notre part. Il y a des étudiants dans cette institution. »
Au sujet des critiques de la University Grant Commission (UGC) de l’Inde, le Prof Ah Chuen dira : « La UGC parle pour l’Inde, pas pour Maurice. Nous n’avons aucune communication officielle de la UCG. »
Quant à savoir si après les différents scandales avec les universités étrangères la TEC sera plus vigilante et durcira les règlements, le Prof Ah Chuen précise : « Comme toute organisation, si nous constatons qu’il y a des failles nous allons y remédier et apporter des améliorations. Déjà je peux dire qu’il y a une grosse faiblesse au niveau de notre département de communication. Il faudra trouver une solution à cela. »
A noter que le directeur de la TEC, le prof Anil Kumar Bakshi était aussi présent ce matin. Il n’a pas souhaité faire de déclaration à la presse.