Convoquée par l’Equal Opportunities Tribunal (EOT) dans l’affaire relative à sa nomination à la tête du Cardiac Centre, Vijaya Sumputh compte saisir la Cour suprême. Son avocate a fait savoir au tribunal hier qu’elle demandera que sa cliente soit mise hors de cause. L’avocat du ministre de la Santé avait lui aussi présenté deux motions en ce sens devant l’EOT.
Lors de la séance du 20 janvier dernier, le président de l’EOT, Denis Vellien, a décidé d’impliquer Vijaya Sumputh dans l’affaire initiée par l’Equal Opportunities Commission (EOC), sur sa nomination comme directrice du Cardiac Centre. Hier, son avocate, Sanjana Sumputh, a toutefois informé que sa cliente aura recours à la Cour suprême. Elle souhaite être mise hors de cause. Elle a aussi demandé à ce que le procès soit suspendu entre-temps. Une requête rejetée par le président du tribunal.
Initialement, l’EOC avait mis en cause le président du Trust Fund for Specialised Medical Care, Vishwamitra Ramjee, et le ministre de la Santé, Anil Gayan. Mais, Denis Vellien a estimé que Vijaya Sumputh était la première concernée dans cette affaire et qu’il fallait la convoquer comme co-respondent.
De son côté, l’avocate du ministre de la Santé, Carole Green-Jokhoo, a plaidé pour que celui-ci soit mis hors de cause. Mais, le président de l’EOT a rappelé que toute nomination sous son ministère est sujette à l’approbation du ministre.
Rappelons également que l’enquête de l’EOC sur la nomination de Vijaya Sumputh a débuté l’année dernière. Cependant, comme ce dernier n’a pas répondu aux convocations de la commission, le dossier a été transféré à l’EOT.
Me Vikash Rampoortab, qui avait représenté le ministre lors de la première séance, avait estimé qu’il y a confusion sur le rôle de l’EOC dans cette affaire. Il s’est demandé si son client peut bénéficier d’un fair trial si la commission est à la fois la « third party, investigator and referrer ».