Shakeel Mohamed a été libéré sous caution vers 7h30 lundi soir après un ruling de la magistrate Ganoo de la Remand and Bail Court. Deux cautions de Rs 100,000 et Rs 20,000 ont été exigées pour sa remise en liberté de même qu’une reconnaissance de dette de Rs 1 Million.
A sa sortie le député rouge, ému,  a fait une déclaration à «qu’il fallait que cette affaire explose. Il faut pouvoir connaître la vérité …»  avant d’ajouter « ce qu’ils m’ont fait , je ne vais pas oublier».
Pour rappel quatre charges provisoires ont été retenues contre lui dans le cadre de cette fusillade qui date du 26 octobre 1996:
– Conspiracy to Commit Murder dan sl’affaire Gorah Isaac
– Procuring a revolver in the commission of murder
– Possession d’arme à feu, obtenue, by a means of a crime et
– Giving instructions to commit a larceny, notamment le cambriolage de la 4 x 4 de couleur rouge et immatriculée 3538  NV 95 volée sur la plage de Flic-en-Flac vers 1 h 30 du matin le même 26 octobre 1996.
La journée avait commencé tôt pour l’ancien ministre travailliste, Shakeel Mohamed avec son interrogatoire par le CCID, puis une perquisition à son domicile de Calebasses, à la mi-journée, avant d’être entendu formellement sur la première charge de Conspiracy to Commit Murder et placé en état d’arrestation officiellement. Cette séance d’interrogatoire devrait être interrompue en vue de permettre la comparution en Cour du prévenu où la bataille a été axée sur une éventuelle remise en liberté sous caution du prévenu vu que l’enquête ne fait que commencer.
Entretemps, Shakeel Mohamed avait  pu échanger quelques mots avec des membres du parti travailliste, dont Arvin Boolell, Anil Bachoo, et Ezra Jhuboo, qui avaient fait le déplacement aux Casernes centrales. A la cour, il eut le soutien du leader de son parti, Navin Ramgoolam et de sa proche famille dont son père Yousouf Mohamed.
Shakeel Mohamed est défendu par Me Gavin Glover et Me Ritish Ramphul.
Cette affaire a refait surface suite à la récente déposition donnée le lundi 9 novembre dernier, au Central CID par Swaleha Joomun, veuve de Babal Joomun, l’une des trois victimes de cette fusillade qui avait choqué les mauriciens à cette époque. Swaleha Joomun réclame que justice soit faite et que le vrai ou les vrais coupables soient enfin punis. Pour rappel cette fusillade avait fait trois morts à Plaine-Verte, la veille des élections municipales qui opposaient politiquement à Port Louis l’alliance Ptr/MMM au Hizbullah de Cehl Meeah et à Shakeel Mohamed du MSM. Ce soir-là, trois activistes du Ptr Yousouf Mourad, Babal Joomun et Zoulefekar Beekhy faisaient le tour de la circonscription pour coller les affiches ou veiller à ce qu’ils ne soient pas vandalisés par des adversaires. Alors que leur tournée prend fin, ils sont sauvagement agressés par balle à la rue Gorah-Issac dont les auteurs encagoulés et armés de fusils circulaient dans une 4×4 rouge. Un peu plus tôt dans la soirée des incidents avaient eu lieu entre activistes des deux groupes. Cet événement sanglant avait contraint les autorités compétentes à repousser les élections dans les Wards 3, 4 et 5 de Port-Louis de trois semaines.