La motion de voir dire logée par la défense, contestant l’admissibilité d’album photos et de documents relatifs à l’enquête sur le réseau de trafic de drogue en cour, se poursuit devant les Assises. Les débats d’hier étaient axés sur les prélèvements d’ADN sur les deux accusés, Gro Derek et Bruno Casimir, alors qu’ils étaient en détention. Les policiers en charge de cet exercice devaient confirmer que les accusés avaient consenti à donner des échantillons d’ADN à des fins d’analyse. Cependant, la défense devait soutenir que les procédures établies pour le prélèvement d’ADN n’ont pas été suivies à la règle. Selon elle, les accusés ne comprenaient pas l’anglais, et le consent form était dans cette langue. D’après la défense, les policiers auraient dû leur lire leurs droits et leur expliquer les procédures de manière scrupuleuse. Le policier ayant entamé ces procédures a répondu en cour qu’il avait expliqué à  l’accusé Casimir qu’il pouvait refuser les prélèvements d’ADN mais que ce dernier avait accepté de coopérer. Toutefois, la défense a soutenu que cet exercice s’est fait en violation des dispositions de la DNA Identification Act.
Par ailleurs, un officier de la Scene of Crime Office (SOCO), est venu indiquer en cour que des prélèvements furent effectués dans un bungalow à Pereybère deux mois après que six kilos d’héroïne y ont été saisis. Interrogé par la défense, l’officier du SOCO a de ce fait déclaré qu’il était possible que le lieu du crime ait été altéré. Le procès se poursuit devant les Assises aujourd’hui.