La Bail and Remand Court a accédé hier à la demande de remise en liberté conditionnelle de Jimmy Marthe alias Colosso. Le bureau du Directeur des poursuites publiques a cependant fait part de son objection. Colosso est ainsi toujours en détention, dans le cadre de l’affaire Gros Dereck, après avoir versé une caution de Rs 200 000 et signé une reconnaissance de dettes de Rs 500 000. L’affaire a été référée en Cour suprême.
Le magistrat I. Seetohul, siégeant à la Bail and Remand Court, a accordé hier la remise en liberté conditionnelle à Jimmy Marthe alias Colosso, en détention depuis sept mois dans le cadre de l’affaire Gros Dereck. L’inspecteur Rujub, l’enquêteur dans cette affaire, a fait part de son objection en présentant quatre points : l’accusé fait l’objet d’une accusation de trafic de drogue qui peut avoir des conséquences graves ; il occupe une position importante dans la trafic de drogue ; il a été arrêté dans le démantèlement du réseau de Gros Dereck et sa remise en liberté pourrait corrompre les témoins et preuves ; et finalement une charge d’assault with premeditation pèse déjà sur lui.
Dans son jugement, le magistrat Seetohul souligne que la cour doit aussi prendre en considération les préjudices auxquelles pourrait faire face l’accusé et ses proches si la liberté provisoire lui est refusé au cas où il est trouvé innocent à l’avenir. « After a careful analysis of all the evidence on record and bearing in mind all the principles and guidance from the Supreme Court, this court is of view that the continued detention of the applicant is not justified. Weighing on the one hand his sacrosanct right to liberty and his right to presumption of innocence as he has been constantly denying the charge and on the other hand the public interest grounds including the protection of society and administration of justice, this court is of the view that the balance tends to tilt in favour of the applicant. »
Jimmy Marthe a ainsi été demandé de verser une caution de Rs 200 000 et de signer une reconnaissance de dettes de Rs 500 000 pour retrouver la liberté provisoire. Il a aussi été appelé à respecter un couvre-feu (20 h à 5 h) et de se rendre au poste de police de sa localité une fois par jour entre 6 h et 18 h. Mais à peine la caution obtenue, le bureau du Directeur des poursuites publiques a fait part de son objection et l’affaire a été référée à la Cour suprême.
La défense était assurée par Mes Ivan Collandaveloo (Senior Counsel) et Jenny Moteealoo.