L’audience d’hier dans le procès intenté à Ajay Gunness, ancien ministre des Infrastructures publiques, et à Dhaneshwar Soobrah, ancien directeur de l’ex-Development Works Corporation, a été marquée par l’intervention du principal accusé, qui répond d’une accusation de « public official using his office for gratification ». Les inculpés recherchent l’arrêt des procédures initiées par l’ICAC contre eux.
S’adressant à la Cour, M. Gunness a fait état des déboires qu’il a connus depuis le début de cette affaire. Il a dit d’emblée que tout a commencé le 18 avril 2005, lors d’une PQ de Navin Ramgoolam, qui occupait alors le poste de leader de l’opposition. Navin Ramgoolam voulait connaître les procédures utilisées par l’ancien ministre pour rénover ses bureaux ministériels.
« J’étais étonné par la réponse donnée par le Premier ministre, Paul Bérenger », a expliqué l’accusé. Dans sa réponse, le PM avait a indiqué que l’ICAC enquêtait déjà dans cette affaire, information qu’il (Ajay Gunness) ignorait alors.
Ajay Gunness reproche à l’ICAC d’avoir attendu le 21 novembre 2006 pour prendre contact avec lui afin de l’interroger.
L’ancien ministre reprendra son rappel des faits le 6 septembre.