L’audition des témoins de l’accusé N°2, Sandip Moneea, dans le procès entendu en Cour d’assises à la suite du meurtre de Michaela Harte, a débuté ce matin. Son Leading Counsel, Me Rama Valayden, l’a fait venir en premier à la barre. Celui-ci a fait assigner sept personnes au total. Dans ses réponses, l’accusé N°2 a soutenu que l’accusé N°1, Avinash Treebhoowoon, a paru anxieux lorsqu’il l’a vu en Cour de Mapou le 12 janvier 2011. « Avinash, parey kouma mwa, ti paret trakase », a-t-il dit en réponse à une question de Me Sanjeev Teeluckdharry, avocat de l’accusé N°1.
Outre son client, Me Valayden veut interroger un représentant de Mauritius Telecom afin de déposer les appels entrants et sortants enregistrés sur cinq téléphones portables, dont celui de son client, pendant la période allant du 6 au 12 janvier 2011. Quatre employés du Legends figurent également sur cette liste de témoins : Chandra Peertaub, alias Bayo, Soopaya Moothen, aussi connu sous le nom de Mario, Vivekanand Jeerasoo, aussi appelé Vishnu, et Marie-Noëlle Savarat. Le septième témoin est Mala Gujadhur, la soeur aînée de Moneea.
Répondant aux questions de son avocat, Sandip Moneea a déclaré qu’il comptait six années de service au Legends, durant lesquelles il n’a eu aucun problème. Au contraire, il a reçu sept ou huit attestations établissant que son employeur est satisfait de son travail.
Il s’est marié le 5 décembre 2010 mais vit avec son épouse à Petit-Raffray depuis octobre 2010. Auparavant, il habitait chez sa soeur aînée, depuis son retour au pays après avoir passé quelques années à l’étranger. Sa mère vit à Rose-Belle.
Parlant de son arrestation, le témoin Moneea affirme que lorsque des enquêteurs l’ont interpellé le 11 janvier 2011, ils ont saisi son portable, la chaîne qu’il portait, sa bague de mariage, sa montre, ainsi qu’un talkie-walkie qu’il utilisait pour son travail.
À la demande de son avocat, Sandip Moneea a indiqué avec qui il a échangé des conversations. Il a précisé que les dépositions qu’il a données aux enquêteurs et qui ont été produites en Cour, sont bonnes.
Succédant à Me Valayden, Me Teeluckdharry s’est intéressé à la distribution des cartes d’invitation au cocktail, aux messages que reçoivent les résidents de l’hôtel et aussi à ce qui se produit, pour les besoins du nettoyage, lorsqu’une carte « Do Not Disturb (DND) » est accrochée à la poignée de la porte. L’avocat a aussi interrogé le Floor Superintendent sur certains détails autour de ce qui s’est produit le 10 janvier 2011 dans la chambre 1025. Il a abordé ensuite la partie post-arrestation du témoin et de son client. En réponse à une des questions, Sandip Moneea a souligné que lorsqu’il était dans les locaux de la MCIT – il en de même pour Treebhoowoon –, les deux étaient dans des bureaux séparés. Il soutient avoir entendu l’accusé crier « ayo mama pa bat mwa » à deux reprises.